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Cours & Dressage pour chien, comportement canin à Montréal et Québec !

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Le meilleur, ici, pour votre chiot !

Les usines à chiots au Québec

chien abandon quebec usine chienPeut-être avez-vous déjà entendu le terme « usines à chiot », mais sans trop en connaître la signification?

Le terme « usine à chiots » désigne la reproduction massive de chiens dans des conditions insalubres par des éleveurs sans scrupules, qui ne se préoccupent aucunement de la santé ni du bien-être de leurs animaux. Leur seul but est de faire du profit. Ces «élevages» peuvent contenir des centaines de chiens, dont des dizaines de races et de races croisées différentes.

On estime qu’au Québec il y aurait entre 1500 et 1800 usines à chiots et qu’environ 400 000 chiots naissent chaque année dans ces endroits. [1]

Ces usines à chiots reproduisent souvent des chiens de petites races, on peut en mettre davantage dans un petit espace. Ils feront aussi des croisements entre les races, obtenant ainsi des Maltipoo (mélange de Bichon Maltais et Caniche), Morkie (mélange de Bichon Maltais et Yorkshire Terrier), Chiweenie (Mélange de Chihuahua et Teckel), Cockapoo (mélange de Cocker et Caniche) etc. Par contre, il n’est pas rare de voir des chiens de grandes races comme des Bergers Australiens, Border Collie ou encore des Goldendoodles.

D’autres fois, les usines ne reproduiront qu’une ou deux races. C’est le cas par exemple d’une usine à chiot qui a été démantelée en 2021 par la SPA d’Arthabaska. On y trouvait plus de 200 chiens, tous des chiens de race Berger Shetland ou des Colleys.

Les conditions de vie des chiens et chiots

Dans les usines à chiots, les chiens sont entassés dans des cages ou des enclos trop petits et n’en sortent pratiquement jamais. Ils vivent dans leurs excréments et n’ont pas un accès adéquat à l’eau ni à la nourriture. Ces mauvaises pratiques d’élevage entraînent des maladies aux chiens qui ne reçoivent, selon la même logique mercantile à outrance, aucun soin vétérinaire.
Les femelles sont accouplées dès le plus jeune âge et auront des portées deux ou trois fois par année.

Lorsque les chiennes sont trop épuisées et ne sont plus capables de se reproduire, les éleveurs les considèrent comme inutiles et les tuent.

Les chiots issus de ces reproductions ont souvent des tares génétiques dues à l’absence de sélection des reproducteurs et à leur consanguinité. Ils sont retirés beaucoup trop tôt à la mère, parfois à l’âge de 3 semaines (or la loi au Québec ne permet le sevrage qu’à l’âge minimum de 8 semaines [2]). La mauvaise génétique et manque de socialisation en font souvent des chiens avec de graves problèmes de comportements (anxiété, agressivité, malpropreté…). Ces éleveurs peuvent aussi vacciner eux-même leur chiots et créer de faux carnets de santé vétérinaires.

La vente des chiots

Ces éleveurs vendent au premier venu, et ne se soucient pas d’informer le futur propriétaire des caractéristiques de la race du chien.

Les chiots à vendre dans les animaleries

L’un des moyens de vente souvent utilisé est la revente de chiots en animaleries. Les chiots sont alors mis en cage, à la vue constante des visiteurs qui tapotent à la vitre. Encore une fois, cela perturbe la période de socialisation du chiot, une période pourtant déterminante pour le reste de sa vie.

Les revendeurs d’animaux

Il existe aussi ce qu’on appelle des « courtiers ». Ce sont des personnes qui achètent les chiots à l’usine et les revendent à des particuliers. Ils peuvent par exempte, prétendre qu’ils ont acheté le chien, mais qu’ils se sont rendu compte qu’ils étaient allergiques, ou bien qu’ils le vendent pour un ami. Il faut se méfier quand on voit plusieurs annonces avec des chiots de races différentes photographiés dans le même décor et, souvent, dont le nom de race est mal orthographié. Aussi, ces personnes utiliseront les réseaux sociaux et les petites annonces pour « écouler leur marchandise ».

5 indices pour reconnaître une usine à chiots

Il existent de nombreux signes qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille concernant l’endroit d’où proviennent les chiots.

#1 Impossible de visiter l’élevage

Comme les animaux vivent dans des conditions horribles, on vous empêchera souvent de visiter les lieux. Vous pourrez parfois entrer dans un petit bureau ou bien le vendeur de chiots vous donnera rendez-vous ailleurs que chez lui. Vous n’aurez donc pas la possibilité de rencontrer les parents du chiot.

#2 Reproduction de plusieurs races et croisements

Tel que mentionné plus tôt, un élevage qui reproduit de nombreuses races ainsi que leurs croisements est très louche. Les bons éleveurs se limiteront quant au nombre de races qu’ils élèvent et ne feront pas de croisements populaires afin de faire un peu plus d’argent. Attention, il existe toutefois des usines à chiots qui ne produisent qu’une ou deux races, ce ne sont pas de meilleurs endroits pour autant. Il faut vraiment vérifier tous les points avant de déterminer s’il s’agit d’un bon élevage.

#3 Les chiots sont disponibles immédiatement

Les usines à chiots produisent énormément de chiots. Cela veut donc dire qu’ils en ont à vendre presque en tout temps. Un éleveur éthique, au contraire, aura une liste d’attente puisque ces reproducteurs sont méticuleusement choisis et que les femelles ne sont pas des machines à bébés.

#4 Chiots trop jeunes et/ou malades

Comme le but premier d’une usine à chiot est le profit, les chiots seront souvent séparés de leur mère trop tôt afin de les vendre le plus rapidement possible. De plus, il arrive que les chiots soient malades et démontrent un ou plusieurs signes suivants : yeux qui coulent, léthargie, nez congestionné, toux, vomissements, diarrhée, etc. D’ailleurs, les chiens reproducteurs n’auront pas été testés pour les maladies courantes dans leur race.

#5 Aucun enregistrement ou papier

Les chiots provenant d’usines à chiots ne seront bien souvent pas enregistrés dans un club canin reconnu et n’auront parfois pas de carnet de santé. Quand ils en auront, il aura bien souvent été fait illégalement par l’éleveur.

Les lois au Québec sur la protection des animaux

L’analyse de l’« Animal Legal Defense Fund » qui compare les provinces canadiennes selon leur législation en matière de protection animale classe le Québec comme étant l’avant-dernière province étant la moins sévère en 2014 [3].

Au Québec, aucune loi n’interdit l’élevage massif de chiens, contrairement à d’autres provinces du Canada, d’où proviennent la majorité de ces mauvais éleveurs qui y voient là un marché très lucratif.

Certes, pour posséder plus de 15 chats ou chiens, le propriétaire doit obtenir un permis, selon la Loi sur la protection sanitaire des animaux (Loi P -42). Cependant, la délivrance du permis se fait sans inspections des lieux. D’ailleurs, Anima-Québec ne compte que cinq inspecteurs pour toute la province, ce qui est très peu comparativement aux 200 œuvrant en Ontario.

Le Québec : champion des usines à chiots et des abandons

De plus, il est difficile pour les SPA d’intervenir parce que pour obtenir un mandat de perquisition, elles doivent fournir des preuves formelles et visuelles qu’il y a présence de négligence et cruauté animale. Bien souvent, ces éleveurs ne reçoivent qu’un avertissement et/ou une amende de quelques milliers de dollars. Le Québec est donc à la traîne derrière l’Ontario où les amendes peuvent atteindre 60 000 $; de plus, les peines d’emprisonnement vont jusqu’à deux ans.

Ayant le plus haut taux d’abandons d’animaux en Amérique du Nord (soit 500 000 par année) tout en étant la province comptant le plus grand nombre d’usines à chiots, on peut se demander pourquoi le MAPAQ ne se décide pas d’agir.

Les éleveurs de fond de cour

Une autre problématique peut aussi être soulevée : celle de ces gens qui décident de devenir éleveur sans avoir les connaissances adéquates afin de faire de généreux profits. Le nombre de chiennes gestantes est souvent réduit. Toutefois, le manque de connaissances de ces personnes quant aux besoins des chiennes enceintes et des chiots peut affecter leur santé et leur développement comportemental. Dans le jargon populaire, ces personnes sont appelées des « éleveurs de fond de ruelle ».

Si vous souhaitez adopter prochainement, recherchez un bon éleveur canin ou bien allez visiter les refuges de votre région. Vous encouragerez ainsi les vrais amoureux des animaux : ceux qui en prennent réellement soin.

[1] http://www.spacanada.org/fr/campagnes/puppy-mills.html

[2] http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=3&file=/P_42/P42R10_1. HTM

[3] http://aldf.org/press-room/press-releases/2014-canadian-animal-protection-laws-rankings/

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Article rédigé par Clara Gosselin-Saucier, intervenante en comportement animal.

 


 

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Les 3 étapes essentielles pour que chiens & enfants s’entendent à merveille !

Il faut d’abord savoir qu’une cohabitation harmonieuse entre enfants et chiens est possible, mais qu’elle ne peut exister que lorsque certaines règles et caractéristiques sont présentes dans l’environnement.

D’abord, il faut que les adultes déterminent des règles strictes et supervisent en tout temps les interactions entre le chien et les enfants de la maison. Par exemple :

  • Ne pas le laisser sauter sur les gens
  • Ne pas le laisser entrer et sortir de la maison en fronde afin d’éviter qu’il bouscule les plus petits

Les enfants (surtout en bas âge) n’auront pas la même sympathie que vous éprouvez envers Fido, et lorsque ceux-ci ne se plieront pas aux règles du chien, celui-ci pourrait mal réagir.

  • Apprenez à votre chien à donner et à partager
  • Apprenez à votre chien à aimer se faire manipuler

De plus, il est essentiel de faire un travail d’éducation auprès des enfants et que ceux-ci comprennent certaines règles de base ; un animal n’est pas un toutou après lequel on peut crier, courir après, prendre sans arrêt dans les bras, etc. Les enfants doivent apprendre à respecter leur ami canin.

Allez lire notre documentation sur les signaux de stress chez le chien.

Votre travail, en tant qu’adulte, est de faire comprendre au chien que les enfants sont porteurs de bonnes nouvelles :

  • Ils ne vont pas le réveiller
  • Ils ne touchent pas aux jouets
  • Ils ne volent pas la gamelle du chien
  • Ils le manipulent avec gentillesse
  • Ils reconnaissent les signaux de stress
  • Ils donnent des récompenses appétissantes de temps en temps et passent avec lui du temps de qualité !

Si vous relevez ce défi, vous augmentez grandement les chances d’une belle cohabitation. Dans ces conditions, la présence d’un chien dans une famille est une occasion incroyable d’apprentissage de responsabilisation, d’empathie à l’égard d’un autre, d’ouverture à la différence, etc.

Est-ce que tous les chiens peuvent vivre avec des enfants ?

Non. Les chiens adultes qui n’ont jamais côtoyé d’enfants et qui montrent un niveau élevé de stress en présence d’enfants ne seront pas tous en mesure de cohabiter avec un enfant, même après un entraînement intensif. Ceci est à considérer si vous venez de rencontrer l’âme soeur et que votre chien sera exposé à des enfants pour la première fois de sa vie.

Il s’agit d’un des rares scénarios où votre entraîneur canin pourrait vous suggérer de relocaliser votre chien, puisqu’évidemment, la sécurité et le bien-être des enfants devraient toujours primer sur l’amour que l’on éprouve pour notre ami canin.

1 – Préparer son chien AVANT qu’il en vienne à vivre avec des enfants ou un bébé

Lors de nos cours d’éducation à domicile, il n’est pas rare que de jeunes couples ayant adopté un chiot nous fassent part de leur désir d’ajouter un enfant à la famille dans les années à venir.

Nous leur conseillons alors quelques exercices. Plusieurs trucs peuvent être fait pour préparer votre chien à l’arrivée d’un bébé. Même si vous n’avez pas encore d’enfant à la maison ou dans votre entourage social immédiat, amenez le chien tous les jours dans des endroits où se trouvent des enfants, comme les parcs par exemple.

Souvent les enfants viendront d’eux-mêmes à la rencontre du chiot et vous pourrez en profiter pour leur demander de participer à la socialisation de votre chiot : donnez-leur une croquette et dites-leur d’attendre que le chiot viennent vers eux et soit assis ou calme. Puis, encouragez-les à récompenser et flatter votre chiot.

Ensuite, à la maison, il est très important d’habituer votre chien aux « mauvais » comportements que pourrait avoir un enfant, malgré votre vigilance.

Par exemple, habituez votre chien à aimer votre présence autour de son bol de nourriture en le récompensant à l’aide de friandises. Faites la même chose avec les jouets. Il ne faut absolument pas encourager un chien à se montrer possessif envers des objets, car votre jeune enfant prendra tout ce qui traîne sur le plancher, y compris croquettes et jouets pour chien.

Cependant, prenez conscience qu’il est de votre devoir d’enseigner à vos enfants à ne pas déranger leur nouvel ami lorsqu’il mange, ronge un os ou se repose. 

Si Fido a toujours appris à partager dans le plaisir, les risques seront beaucoup moins grands si jamais chiens et enfants échappaient par mégarde à votre surveillance !

2 – Choisir la bonne race (ou le bon type) de chien pour ses enfants

Évidemment, il y aura toujours quelqu’un pour dire que toutes les races sont excellentes et que tout dépend de l’éducation du chien. Cela est vrai et faux à la fois.

En effet, un Rottweiler peut devenir le meilleur chien de famille du monde, tout comme un Pitbull ou d’autres chiens de races moins « populaires » chez les familles. Il en va de même avec les mélanges de races comme le Golden Doodle par exemple.

Ceci étant dit, certaines races sont reconnues comme étant plus faciles à éduquer, ayant moins de tendances agressives ou possessives, moins anxieuses, ayant moins d’instinct de prédation (les chiens qui poursuivent les écureuils!), etc.  Il faut aussi se questionner sur la possibilité des enfants de promener leur chien et d’avoir des interactions sécuritaires avec lui.

Old Lady Gets Pulled By Dog GIF | GfycatSi vous adoptez un grand danois, vous aurez tout de même moins de possibilités de laisser votre fils de 8 ans le promener que si vous aviez adopté un bichon frisé. Ça ne veut pas dire que le danois n’est pas un bon chien de famille, mais seulement que vous devez considérer les caractères phénotypiques de chaque race.

Nous recommandons donc souvent aux futurs propriétaires de chiens de se tourner vers une race de chien de petite ou de moyenne taille afin d’éviter des incidents qui s’avéreraient dangereux avec un chien plus grand ; sauts, jeux, bousculades, etc.

Notre article sur choisir sa race de chien pour ses enfants pourrait vous aider à faire votre choix (s’il n’est pas déjà fait !).

3 – Survivre aux premiers jours d’adoption de votre chien (ou chiot) si vous avez des enfants :

Les bon matériels et accessoires pour votre nouveau chien :

Ici, nous n’allons pas couvrir la liste exhaustive des choses à acheter pour Toutou. Toutefois, si vous avez des enfants à la maison, ces accessoires pourraient vous sauver des heures de casse-tête :

30" Panel Wooden Folding Indoor Pet Dog Gate Freestanding Safety ...

  1. Une barrière pour bébé afin de pouvoir isoler temporairement le chien excité ou stressé (attention, on n’isole pas un chien qui souffre d’anxiété de séparation!) ou lorsqu’on lui sert ses repas.
  2. Un tapis afin de lui apprendre de façon positive à y rester (par exemple à l’heure des repas).
  3. Un sac pour y mettre des récompenses (et des récompenses!) afin que vos enfants puissent entraîner votre chien. En effet, apprendre des tours à Fido se révèle être une excellente façon de développer une relation avec lui, tout en le stimulant et en responsabilisant les enfants !
  4. Un harnais anti-traction si vos enfants comptent le promener (sous votre surveillance et après que vous l’ayez vous-même entraîné à marcher sans tirer).

Si vous avez un nouveau chiot, notre article survivre à la première semaine avec son chiot pourrait vous être grandement utile et couvrir de façon plus profonde vos besoins d’informations spécifiques !

Les règles à mettre en place pour une cohabitation chien-enfant réussie :

Votre chien vient tout juste d’arriver à la maison. La présence d’enfants turbulents peut être un facteur de stress supplémentaire qui pourrait le pousser à produire des comportements que vous n’aimerez pas :

  • Demandez aux enfants de ne pas poursuivre le chien.
  • Offrez à votre chien des moments de repos dans sa cage (s’il y est entraîné), dans une pièce calme ou bien en utilisant une barrière pour bébé.
  • Ce ne sont pas tous les chiens qui aiment être caressés, et qui aiment l’être à chaque instant ! Demandez à vos enfants de l’appeler pour entrer en interaction avec lui au lieu d’aller vers lui. S’il vient vers eux, c’est une bonne nouvelle !

À ce titre, si votre chien semble stressé par la présence des enfants, si votre chien a peur, s’il grogne ou tente de mordre, isolez votre chien de vos enfants, consultez les articles suivants et consultez un professionnel du domaine canin avant que les problématiques ne deviennent ingérables et dangereuses.

  1. Que faire si mon chien a peur?
  2. Mon chien tremble, quelles sont les solutions?
  3. Quels sont les signes donnés par les chiens avant de passer à la morsure?
  4. Quelle méthode d’éducation canine (dressage) utiliser pour un chien agressif?

Respecter les besoins de votre nouveau chien :

  1. Si vous n’avez pas suivi nos cours en ligne gratuits sur la prévention des morsures ainsi que sur l’éducation canine, courrez vous les procurer !
  2. Connaissez-vous les signaux de stress et de mal-aise chez nos canidés?
  3. Connaissez-vous les besoins énergétiques de votre nouveau chien ?
  4. Comment allez vous le stimuler mentalement ?
  5. Quelles sont ses options de repos à l’abri des enfants ?

Saviez-vous que la majorité des humains mordus sont des enfants ? Et que ceux-ci sont le plus souvent mordus par le chien de la famille ? Alors, ne laissez rien au hasard ! Tant d’histoires tragiques pourraient être évitées. Encore une fois, ma formation sur la prévention des morsures est totalement gratuite, pourquoi ne pas en profiter dès maintenant ?

 

Simonne Raffa, propriétaire de De Main De Maître et intervenante en comportement canin

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  • Critères pour choisir une race de chiens
  • Choisir le chien parfait selon notre mode de vie
  • Le Pitbull : comportement, éducation & santé
  • Conseils pour l’arrivée d’un chiot

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[BONUS À TÉLÉCHARGER] Fuyez ces erreurs massives dans la socialisation de votre chiot!

Crédit photo – Chantal Lévesque – Photographe professionnelle

Réussir la socialisation de son chiot sans devenir fou!

Qu’est-ce que la période de socialisation et quels en sont les bienfaits ?

Dans le développement du chiot, cette période est une toute petite fenêtre dans la vie du chien, comprise entre la 5e et la 16e semaine environ, durant laquelle le chiot va «socialiser». Chez les grandes races, elle dure légèrement plus longtemps que chez les petites races de chiens.

Durant cette période, il va apprendre à être un chien, à interagir avec ses congénères de la bonne manière, mais aussi se familiariser avec différents environnements et différentes espèces animales (dont les humains, de tous les âges), apprécier les manipulations et apprendre à partager.

Passé l’âge de 4 mois, la fenêtre se referme et les apprentissages en lien avec la socialisation se font alors beaucoup plus lentement. Il est donc important de profiter de cette petite fenêtre qui nous permet d’apprendre à notre chiot à être un chien et à être bien dans ses pattes.

Les chiots peu ou mal socialisés peuvent  développer des problèmes de comportement à l’âge adulte; l’intervention d’un spécialiste en comportement canin s’avère alors souvent nécessaire pour désensibiliser et réhabiliter le chien selon des protocoles précis, établis sur plusieurs semaines ou plusieurs mois, selon les cas. L’article suivant portant sur l’agressivité chez le chien peut vous aider à comprendre les types de problèmes qu’une mauvaise socialisation pourrait engendrer.

C’est pourquoi il est si important d’offrir à notre chiot une socialisation dans les règles de l’art, afin de nous épargner mille et un tracas par la suite ! C’est aussi la raison pour laquelle les cours de maternelle pour chiots  et les cours d’éducation canine existent et sont si importants!

Les différents types de socialisation du chiot

  1. Empreinte sexuelle
  2. Empreinte sociale et d’attachement
  3. Empreinte filiale et parentale
  4. Empreinte à l’environnement
  5. Empreinte aux espèces amies

Puisque la socialisation ne dure que peu de temps et qu’elle permet de s’adapter à des environnements très variés, il ne faut pas oublier le revers de la médaille: c’est aussi un risque immense pour Toutou, qui pourrait être marqué à vie par un événement traumatisant. Les situations vécues durant cette période seront conservées longtemps, voire à jamais.

Après la période de socialisation, nous devrons désensibiliser le chiot/chien face aux nouvelles situations, ce qui demande un brin de plus de connaissances et de temps! C’est aussi plus difficile pour le chien généralement.

La socialisation d’un chiot sera effectuée de façon différente en fonction de l’environnement dans lequel il vivra ainsi que du contexte dans lequel il évoluera une fois adulte. Sera-t-il un chien de famille, un chien vivant en ville, un chien d’assistance, un chien de ferme… Un chien de cirque?!

Le développement du cerveau du chiot

Le cerveau du chien est composé de plusieurs millions de cellules, appelées neurones, qui émettent des filaments pour entrer en contact entre elles. Au départ, au cours du développement embryonnaire puis après la naissance (jusqu’à l’âge de 10 semaines), les cellules et les contacts se multiplient de façon désorganisée.

L’organisation du cerveau commence dès l’âge de 5 à 7 semaines. Elle consiste, parallèlement à cette multiplication cellulaire, en la destruction des cellules et contacts inutiles. Cette phase de «suicide» se termine vers l’âge de 3 à 4 mois.

C’est pourquoi il est fondamental de stimuler au maximum le chiot lors de cette maturation du système nerveux. Par exemple, un chiot élevé dans le noir complet jusqu’à 3 mois n’aura jamais utilisé les cellules et connexions de son cerveau visuel qui sera donc déficitaire : même si ses yeux sont fonctionnels, ce chien sera aveugle.

L’action des gènes versus l’action de l’environnement

Certains comportements sont innés et d’autres sont acquis. Chez le chien, environ 70% des comportements seraient définis par l’action des gènes tandis que les 30% restants seraient définis par le contexte environnemental. L’éducation du chiot a donc une très grande influence sur ses réactions, ses états émotionnels et ses comportements futurs.

C’est pourquoi vous devrez être prêt à l’arrivée de votre chiot et lui offrir un environnement stimulant, riche en activités et positif. Une socialisation menée avec brio peut même venir pallier certaines lacunes génétiques!

Le choix d’un bon éleveur de chiens

La socialisation d’un chien commence alors qu’il est encore dans le ventre de sa mère: l’éleveur  caresse le ventre de la chienne gestante. Après l’accouchement, les chiots seront manipulés régulièrement et vivront dans un lieu stimulant qui leur permettra de développer leur plein potentiel et d’éveiller leur curiosité face à leur environnement.

Avant d’arriver dans sa nouvelle famille, le chiot aura déjà commencé à communiquer avec ses congénères et aura appris les bases du langage canin :

  • Les signaux d’apaisement
  • L’inhibition de la morsure (le contrôle de sa mâchoire)
  • Les postures de jeu

C’est pourquoi le choix d’un éleveur éthique est primordiale et qu’il faut à tout prix éviter les usines à chiots ainsi que les animaleries.

Votre boulot commence dès le premier jour de l’adoption de votre chiot. Le plus gros du travail devra être effectué pendant les premiers mois de la vie de votre chiot. Par la suite, rendu à l’âge adulte, il sera nécessaire de maintenir ses acquis sociaux en continuant à l’exposer à différents stimuli et situations.

Il est conseillé de vous inscrire à des cours de socialisation si vous vous sentez mal informé ou démuni par rapport aux comportements de votre animal.

Quelques mythes coriaces sur la socialisation des chiots

1- «Pour bien socialiser, un chiot doit jouer avec ses amis canins!»

Et bien… pas forcément ! Pour bien socialiser son chiot aux autres chiens, il suffit que leur présence soit agréable. Nul besoin de jouer pendant des heures pour cela! Au contraire, un chiot qui reste calme à proximité d’autres chiens socialise très bien. Cela lui apprend également plusieurs autres bons comportements canins, par exemple, celui d’être attentif à son humain lors de distractions, car les autres chiens sont une distraction de taille.

2-  «Un chiot qui se fait tyranniser par d’autres chiens au parc à chiens va apprendre à «se débrouiller», il ne faut pas intervenir, les chiens se comprennent entre eux !»

Argh ! S’il vous plaît, non, non, non, trois fois non… !! Un chiot qui se fait malmener par d’autres chiens va apprendre très vite que «chiens = douleur = peur», ce qui n’aide en rien à une belle socialisation, bien au contraire. Un chien souffre-douleur ne va pas «s’habituer» ni aimer davantage ses congénères par la suite. Il risque bien plus de devenir réactif aux autres chiens. Il faut donc être prêt à intervenir en séparant la victime du harceleur dès que le jeu dégénère. D’ailleurs, notre article sur les interactions entre chiens pourrait vous aider à mieux comprendre les jeux canins.

3- «Avec une belle socialisation, aucun risque que mon chiot devienne réactif!»

On aimerait tant pouvoir dire que ce mythe est vrai ! Et pourtant… dans la socialisation, il y a un facteur que l’humain ne contrôle pas : la génétique du chien. Chaque chiot a une génétique bien spécifique, le «matériel de départ», avec lequel il va falloir composer.

Certains chiens naissent avec une génétique merveilleuse, et malgré une socialisation déficiente, deviennent miraculeusement des chiens équilibrés, avec peu ou pas de problèmes de comportement et sociaux en toutes circonstances.

D’autres, au contraire, deviendront réactifs malgré la plus belle socialisation du monde…

Cependant, une socialisation faite de façon rigoureuse, dans un environnement de qualité, permettra d’éviter au maximum l’expression de certains gènes liés à la peur, ou à l’agressivité due à la peur : la socialisation ne peut pas tout prévenir, mais elle peut largement contribuer à limiter les dégâts!

D’ailleurs, durant la socialisation, vous pourriez rendre votre chiot réactif sans vous en rendre compte!

4- «Mon chiot a passé l’âge de la socialisation, tout est fichu!»

La période de socialisation est certes cruciale, car le chiot apprend très rapidement à faire des liens, des associations (positives ou négatives) avec ce qui l’entoure. Cependant, travailler par association est encore possible une fois passés les 4 premiers mois et même pendant toute la vie du chien !

C’est notamment grâce à cette flexibilité que l’on peut rééduquer des chiens présentant des troubles du comportement, en faisant une bonne évaluation du chien. En cas de problèmes comportementaux résultant d’une socialisation incomplète, le travail va être simplement plus long et plus technique après l’âge de 4 mois. L’intervention d’un éducateur canin sera souvent nécessaire.

Mais alors, comment socialiser un chiot?

Sophia Yin, célèbre vétérinaire comportementaliste américaine ayant grandement contribué à l’amélioration du bien-être animal grâce, entre autres, à ses connaissances de la science de l’apprentissage, a établi une grille de socialisation très complète, répertoriant environ 90 éléments spécifiques à travailler dès les premiers jours avec votre chiot (liste disponible plus bas).

On y trouve évidemment les humains : femmes, hommes, enfants, mais aussi les animaux : chiens, chats, animaux de ferme, ou encore les différents types d’environnements, les manipulations, les bruits, les objets… La liste est longue et détaillée!

Parce que cette liste peut sembler énorme et décourager même les propriétaires de chiot les plus assidus, nous vous livrons ici des astuces pour une socialisation réussie, selon les incontournables à ne pas manquer, avec des idées pratiques afin d’intégrer efficacement les exercices tout au long de la journée afin de socialiser le chiot sans même s’en apercevoir !

La liste des incontournables pour dresser son chiot:

  • Les humains : Bébés, enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, personnes de différentes nationalités, différents aspects physiques, différentes démarches, en fauteuil roulant, avec une canne, avec des uniformes, etc.
  • Les chiens et autres animaux: Chats, chevaux, rongeurs, oiseaux, etc. Apprendre à communiquer avec ses pairs, «parler chien», etc.
  • Les différents environnements : Les parcs, aller en ville, en campagne, en forêt, chez le vétérinaire, dans les rues passantes, à la plage (lacs, rivières), dans les magasins, les écoles, les hôpitaux, les lieux de travail, etc.
  • La voiture: Embarquer votre chien dedans, faire de petits trajets, débarquer de façon sécuritaire, etc.
  • Les manipulations/ le toilettage: Se faire couper les griffes, se faire toucher les oreilles, se faire brosser les dents, etc.
  • La protection de ressources: Apprendre à partager.

N.B. Les manipulations (un chien qui se fait flatter par exemple) et la protection de ressources (votre chien grogne lorsque vous approchez son os par exemple)  ne font pas partie à proprement parler de la « socialisation ». Cependant, les chiots apprennent si vite et ces deux aspects sont si essentiels dans la vie d’un chien, qu’on les propose ici comme des incontournables afin de diminuer les risques de problèmes futurs!

Ensuite, la marche à suivre pour une socialisation impeccable:

Pour optimiser le travail de socialisation, il est non seulement important que le chiot soit exposé à de nouvelles situations, mais aussi, et surtout, que ces situations soient positives et agréables pour lui. Ce n’est pas tant une question de quantité que de qualité !

La technique proposée est celle de l’association positive (ou conditionnement classique, pour son petit nom savant) : toute nouveauté rencontrée par le chiot va être associée à quelque chose de très plaisant, comme, par exemple, manger de délicieuses gâteries. En avoir toujours sur soi est une excellente façon de ne manquer aucune occasion de faire de la socialisation avec son chiot!

Petit détail technique : pour que l’association se fasse adéquatement, il faut respecter l’ordre d’apparition des événements :

  1. La nouveauté (enfant, chien, poubelle, voiture, vélo, etc.) arrive,
  2. Les gâteries apparaissent!

Si l’on inverse l’ordre des événements, le chiot sera davantage concentré à manger goulûment ses gâteries, le nez au sol, au lieu d’observer les alentours. Impossible pour lui de remarquer ainsi l’élément auquel on aimerait le socialiser, et donc de créer une association positive!

Petite astuce: Aller devant un hôpital et devant les écoles sont une excellente façon de voir beaucoup de nouveaux éléments!

Comment savoir si mon chien est heureux de sa nouvelle expérience ?

Pour savoir si votre chiot vit une expérience positive, il faudra l’observer et être attentif à tous les signes du langage canin qu’il émet !

Voici les principaux signes qui vont vous permettre de déterminer l’état émotionnel de votre chiot :

En cas d’expérience négative, votre chiot peut :

  • Mordiller, mordre,
  • Grogner,
  • «Attaquer», «charger»,
  • Japper de peur ou de colère
  • Fuir, faire de l’évitement,
  • Sembler hésitant ou ne pas approcher de lui-même
  • Figer,
  • Refuser de manger,
  • Bouger lentement ou sembler sur ses gardes

En cas d’expérience positive, on va observer un chiot :

  • Calme,
  • À l’aise,
  • Détendu,
  • Curieux,
  • Qui explore volontiers l’environnement et
  • Qui mange ses gâteries avec plaisir !

En cas d’expérience négative, il va simplement falloir réitérer les rencontres jusqu’à ce que votre chiot commence à apprécier la situation, tout en respectant son seuil de confort: travailler à plus grande distance, faire des expositions de courtes durées et utiliser des gâteries fantastiques!

Finalement, afin d’éviter d’aggraver tout problème de comportement chez votre chien, il est fortement recommandé de contacter un éducateur canin qualifié qui utilise des méthodes d’éducation canine positives et éthiques. Que votre chien soit un chien de zoothérapie, un chien de garde, un chien d’assistance ou un chien de divan, la socialisation est primordiale afin d’avoir un compagnon bien dans ses pattes.

educateur canin montreal

 

Article et guide rédigé par Aline Bichsel, spécialiste en comportement & entraînement canin

 

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10 conseils de pro pour bien se préparer à l’arrivée d’un chiot

Vous considérez adopter un chiot, et dans votre questionnement vous ne savez pas par quel bout commencer ? L’adoption d’un chiot se doit d’être une démarche réfléchie, pensée et pesée. Ça signifie de devenir responsable d’un être vivant, qui sera entièrement dépendant de vous, et ce durant plusieurs années. Voici 10 conseils pour vous aider dans votre réflexion.

#1 Bien évaluer votre style de vie et votre niveau d’énergie

Avant même de considérer un type de chien, questionnez-vous sur votre style de vie et votre niveau d’énergie.

Dans quel environnement vivra le chien ?

Demeurez-vous en ville dans un petit condo, ou avez-vous une maison en banlieue avec terrain clôturé ? Votre type de domicile et endroit de résidence vont influencer votre choix. Votre chien vivra-t-il en appartement ou sur une ferme ? Les contraintes d’espace ainsi que l’accès à une cour vont souvent définir la base d’un choix d’une race de chien envers une autre.

Quelle quantité d’activité pourrez-vous fournir à votre chien ?

chien-randonnee-actifÊtes-vous du type pantouflard, sportif de salon ou encore marcheur actif, toujours prêt à sortir en randonnée en forêt avec votre chien pour plusieurs heures ? La réflexion sur votre niveau d’énergie influencera votre choix sur la race ou le type de chien que vous allez rechercher. Avez-vous assez d’énergie une fois vos obligations professionnelles et personnelles rencontrées pour vous occuper d’un chiot ? Votre chien va-t-il bénéficier de plusieurs promenades en laisse ? Ou plutôt de sorties au parc à chiens ?

Qu’en est-il de votre santé personnelle ? Est-ce que des douleurs ou maladies chroniques affectent votre énergie, ou au contraire vous avez une santé de fer qui vous permet de grimper les montagnes ? Selon les réponses, un chien adulte de petite taille ou un chiot de race énergétique pourra s’avérer votre compagnon approprié. En effet, certaines races de chiens ont besoin de beaucoup d’exercice physique dans une journée.

Pouvez-vous tolérer les dégâts causés par un chiot ?

Aimez-vous que tout soit rangé, propre et impeccable à la maison ou un plancher abîmé et des poils sur le divan ne vous dérangent pas ? Vous accordez une importance à ce que votre décoration intérieure soit parfaite avec des divans blancs et coussins bien rangés ? Inévitablement, un chien pourra creuser des trous dans le jardin, perdra du poil même s’il s’agit d’une race hypoallergène, pourra abîmer votre plancher avec ses griffes, pourra mettre de la bave sur les murs, salir vos meubles et vêtements et il est même possible que votre chien détruise certains objets.

Avec qui le chiot vivra-t-il ?

Êtes-vous un célibataire retraité ou bien vous êtes un jeune couple, parents de quatre enfants incluant une garde partagée ? Votre famille est-elle composée seulement d’adultes ? Dans quel groupe d’âge vous situez-vous ? Avez-vous des enfants ? De quel groupe d’âge sont vos enfants : très jeunes, jeunes, adolescents ? En tant que parent, il serait une erreur de mettre toute la responsabilité de l’éducation et des soins du chiot entre les mains des enfants. Il faut aussi savoir choisir le bon chien pour ses enfants. Sachez qu’en tout temps, les interactions entre ceux-ci et un chiot doivent être supervisées.

Votre travail vous permet-il d’avoir assez de temps pour un chien ?

temps-consacre-chiotEst-ce que votre travail vous demande de vous absenter durant des périodes prolongées hors de votre domicile ? Votre chiot devra-t-il rester en cage toute la journée ? Est-ce que votre conciliation vie de travail et vie familiale vous donne du jeu pour y inclure le temps à passer avec votre chiot ?

Un chiot demande plusieurs heures par jour pour assurer la socialisation, l’apprentissage de la propreté ainsi que pour son éducation et sa dépense physique et mentale. Envisagez l’aide d’un membre de la famille ou d’un voisin pour sortir votre chiot durant vos absences.

L’entraînement du chiot vous intéresse ? Voici quelques articles à lire à ce sujet : 

  • Est-il dangereux pour mon chien de monter et descendre les escaliers ?
  • Guide 101 : Comment bien socialiser son chiot
  • [La propreté chez le chiot] Tout savoir pour éviter les dégâts
  • Combien de chiens mon chiot devrait-il rencontrer ?

Que ferez-vous avec votre chien lors des voyages ou lorsqu’il y a des urgences ?

Vous êtes un amateur de voyages et aimez passer vos vacances à l’extérieur ? Il faudra penser au gardiennage de votre chien durant vos absences. Une autre option est de planifier des vacances et emmener votre chien.

Possédez-vous un véhicule approprié pour y inclure tous les membres de votre famille ainsi que votre chien en cas d’urgence ?

Prendre la décision d’aller de l’avant pour adopter un chiot ne doit jamais être une décision impulsive. Réfléchissez bien à ce que l’adoption d’un chiot demande en investissement d’espace, de temps et d’énergie, tout en gardant en tête une vision du futur pour votre chien une fois qu’il sera adulte.

#2 Quel type de race de chiens choisir ?

Une fois que vous avez évalué votre style de vie et votre niveau d’énergie, questionnez-vous sur les différentes caractéristiques du chien que vous recherchez :

  • Taille : miniature, petit, moyen, grand, géant
  • Niveau d’énergie : élevé, modéré, faible ou toutes les nuances allant d’élevé à faible
  • Origine et rôle de la race : compagnon, garde, travail…
  • Type de robe : poil court, poil long, poil frisé, nu, hypoallergène
  • Santé de la race : la race désirée peut présenter des problèmes de santé ou la race est robuste
  • Espérance de vie : les races géantes telles que le Terre-Neuve ou le Danois ont une espérance de vie plus courte que les chiens de races plus petites, telles que le Yorkshire ou le Bichon Maltais.
  • Âge : stade de vie du chien, chiot, chien adolescent, adulte, chien sénior
  • Race pure ou croisée

Jamais le choix d’un chiot ne doit être basé strictement sur son apparence physique.

Au Club Canin Canadien, les chiens de race sont divisés en 7 groupes selon certaines similarités communes entre les races :

  • Chiens de sport : Ce sont en majorité des chiens qui sont utilisés pour la chasse comme le Braque Allemand, le Labrador, le Vizsla et le Cocker Anglais.
  • Lévriers et chiens courants : Les lévriers sont utilisés pour la chasse à vue, comme le Lévrier Afghan et le Lévrier Greyhound. Les chiens courants se servent de leur odorat pour suivre et pister le gibier comme le Beagle, le Teckel et le Foxhound.
  • Chiens de travail : Ce sont les chiens qui ont une utilité dans un travail particulier comme tirer des charges, protéger des lieux, accomplir des activités de sauvetage tels que le Husky Sibérien, le Samoyède, le Dobermann, l’Akita, le Rottweiler, le Terre-Neuve et le Saint-Bernard.
  • Terriers : Ces chiens ont été développés pour être tenaces à éliminer la vermine et le petit gibier comme le Bull Terrier, le Fox Terrier, l’Airedale et le Westie.
  • Chiens de compagnie : Ces chiens ont principalement été sélectionnés pour servir de compagnons et n’entrent pas dans la définition des autres groupes. On y retrouve le Bouledogue Français, le Caniche, le Shih Tzu, le Terrier de Boston et le Dalmatien.
  • Chiens de berger : Ce sont des chiens qui accompagnaient les bergers dans leur travail en gardant les troupeaux d’animaux comme le Beauceron, le Berger Allemand, le Colley, et le Berger Australien.
  • Chiens nains : Ce sont tous des modèles réduits, chaque race ayant ses caractéristiques spécifiques, comme le Bichon Maltais, le Chihuahua, le Chien Chinois à Crête, et l’épagneul Cavalier King Charles.

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Tous les chiens, pour être équilibrés et épanouis, demandent un engagement ainsi que du temps pour les dépenser physiquement et mentalement. Ils ont tous les mêmes besoins de base, mais les besoins spécifiques d’un Carlin ne seront pas les mêmes que ceux d’un Border Collie. N’hésitez pas à vous informer dans quel groupe se trouve la race que vous convoitez, et consultez le standard de la race qui sera un bon guide quant aux particularités de la race.

Une fois votre choix fixé sur une race, il est primordial que tous les membres de la famille soient d’accord sur le choix et ceci pour éviter des éventuelles situations conflictuelles. Prenez ensuite contact avec un éleveur canin éthique afin de trouver votre futur chiot.

races-de-chiensSi vous décidez d’adopter votre chien d’un refuge, soyez sélectif du refuge. Il y a présentement une vague de faux refuges, qui sont souvent des individus peu scrupuleux qui agissent en revendeurs sous la fausse façade de refuge. Demandez une évaluation de santé ainsi qu’une évaluation comportementale du chien que vous souhaitez adopter : par exemple, est-il confortable avec les hommes, les enfants, les chats, les autres chiens ? Fait-il de la protection de nourriture, de jouets, d’humains ? Plus vous allez posséder d’information, plus vous éviterez les mauvaises surprises comportementales.

Évitez à tout prix d’encourager les usines à chiots, les animaleries et d’acheter un chiot sur les petites annonces.

#3 Avoir de l’argent de côté et prévoir un budget pour le chiot

Réalité de la vie : avoir un chien, ça coûte cher ! Il vous faudra bien évaluer votre budget avant d’adopter. Au-delà des frais d’adoption de votre chiot, il faut tenir en compte les frais de nourriture, vétérinaire, cours d’obéissance, accessoires, jouets, toilettage… et urgences !

chiot-blanc-adoptionLa première année est généralement la plus dispendieuse, puisqu’elle va vous demander de vous équiper pour l’arrivée de votre chiot. Bols, jouets, coussins, colliers, laisses, harnais, cage seront des dépenses à envisager. Comme le chiot sera en croissance, il vous faudra probablement changer de collier et de harnais dans la première année.

Votre chiot devra voir le vétérinaire à plusieurs occasions au cours de la première année pour ses vaccins canins de base, la prévention des puces et vers du cœur ainsi que pour la stérilisation.

En plus des frais vétérinaires, un chiot de grande race ou race géante sera en pleine croissance et mangera en conséquence.

Certaines races sont prédisposées à des problématiques de santé. Il est tout à fait légitime d’envisager une assurance pour animaux de compagnie ou un fonds d’urgence pour éviter les mauvaises surprises financières. La règle du pouce est que plus votre chien est gros, plus la facture sera élevée au vétérinaire si des soucis de santé se présentent.

Cours d’obéissance, activités canines et toilettage sont aussi des dépenses à considérer dans votre budget.

#4 Avoir les bons accessoires et préparer l’arrivée du chiot

Enfin, votre chien s’en vient dans les prochaines semaines ! Il est temps de prévoir l’achat de tous les accessoires essentiels pour votre chiot :

  • Bols et bols interactifs
  • Collier
  • Laisse
  • Longe (longue laisse de plusieurs pieds)
  • Harnais de sécurité pour la voiture
  • Cage / enclos
  • Pipi pad pour les chiens miniatures, si vous le désirez
  • Coussins et couvertures
  • Jouets
  • Kongs et jouets interactifs à remplir avec de la nourriture
  • Brosses et peignes
  • Coupe-griffe
  • Gâteries

L’arrivée de votre chiot sera facilitée si vous n’avez pas à faire des achats en vitesse à la dernière minute !

Vous pouvez également céduler en avance votre rendez-vous au vétérinaire, inscrire votre chiot à une école d’obéissance et souscrire à une police d’assurance si vous le désirez et ainsi éviter des délais.

#5 Définir les règles avant l’arrivée du chiot

chiot-dormir-litAvoir des règles claires pour tous les membres de la famille risque d’éviter bien des conflits et faciliter l’intégration de votre nouveau compagnon. Vous devez tous être sur la même longueur d’onde avant l’arrivée du chiot. Établir des règles va permettre à votre chiot de s’ajuster à sa nouvelle famille et à son nouvel environnement.

Prenez un moment tous ensemble, et définissez un ensemble de règles. Écrivez-les, puis donnez-leur un ordre d’importance. Voici des exemples de règles :

  • Est-ce que le chiot peut monter sur le lit, sur le divan ?
  • Est-ce que les gens peuvent donner de la nourriture de table pendant qu’ils mangent ?
  • Est-ce qu’il peut aller partout dans la maison ?
  • À quel endroit fera-t-il ses besoins ?
  • Qui va s’occuper de ramasser les besoins ?
  • Quelle sera la routine du matin et celle du soir ?
  • Quels mots allez-vous employer pour les commandes de base ?

Évidemment, il y aura des règles pour le chiot, mais il doit aussi y avoir des règles pour les humains. Tous les membres de la famille doivent adhérer aux règles et tout spécialement les jeunes enfants qui se doivent d’être encadrés dans leurs interactions avec le chiot. Voici des exemples de situations qui doivent être adressées avec les enfants de la maison :

  • Ne pas tirer les oreilles et la queue du chiot
  • Le prendre dans les bras sous supervision d’un adulte seulement
  • Laisser le chiot tranquille lorsqu’il est fatigué et le laisser dormir
  • Ne pas déranger le chiot lorsqu’il mange
  • Ne pas frapper et ne pas crier sur le chiot
  • Ne pas courir avec le chiot
  • Ne rien laisser traîner à la portée du chiot

Prenez un engagement sérieux à respecter les règles. La constance sera votre alliée dans l’éducation de votre chiot !

#6 Préparer la maison à l’arrivée du chiot

chiot-gruge-sofaVotre chiot n’est pas venu au monde en connaissant le langage humain et notre réalité. Il se comportera inévitablement comme un chiot, et fera des trucs de chiots avec tout l’entrain dont il sera capable !

    • Un chiot grugera tout ce qu’il trouvera sur son chemin
    • Il fera ses besoins un peu partout dans la maison s’il n’est pas encadré
    • Votre chiot cherchera à chiper la nourriture sur la table et les comptoirs, et videra les poubelles s’il y a accès
    • Il creusera dans votre jardin

Ces comportements sont des comportements normaux de chiot ! Pour les prévenir, créez une zone dans la maison qui sera sécuritaire et à l’épreuve de votre chiot.

  • Rangez tout ce qui est accessible au sol : souliers, fils électriques, plantes
  • Assurez-vous qu’il n’ait pas accès à des produits chimiques, des produits de nettoyage ou des médicaments
  • Optez pour des poubelles à couvercle, ou rangez-les sous le comptoir

À l’extérieur, préférez un terrain clôturé et examinez s’il n’y a pas des endroits ou votre chiot pourrait passer sous la clôture.

Vous pouvez employer des barrières pour bébé ou un enclos pour délimiter la zone à l’épreuve de votre chiot.

#7 Faire le plein de jouets pour chiens de différentes textures

meilleurs-jouets-chiotsFaites le plein de plusieurs jouets de textures variées, et ayant une variété d’usages différents : jouets à rapporter, pour jouer à tirer avec son chien, à mastiquer, et même pour se réconforter ! Peluches, balles, jouets qui couinent, jouets interactifs, jouets à gruger, cordes à tirer, ce n’est pas le choix qui manque !

Prenez des jouets appropriés pour la grosseur de votre chiot. Choisissez des jouets sécuritaires qui ont peu de chance de se faire détruire, examinez-les pour des signes d’usure, et remplacez-les au besoin.

Un moyen de faire durer les jouets est de faire des rotations après quelques semaines. Vous surprendrez ainsi votre chiot, qui les redécouvrira à chaque fois comme si c’était la première !

#8 Être prêt à dormir un peu moins et se lever la nuit pour sortir pitou

Les premières nuits avec votre chiot pourront vous sembler courtes. Il vous faudra être prêt à vous lever à quelques reprises et à dormir moins durant une certaine période.

Un chiot doit sortir pour faire ses besoins la nuit puisqu’il ne peut pas se retenir pour des périodes prolongées. Il pourra se sentir seul, puisqu’il n’aura jamais dormi sans ses frères et sœurs. Il est donc possible que votre chiot pleure dans sa cage ou son enclos pour quelques nuits. Son cycle de sommeil ne sera pas encore établi et il se réveillera probablement avant vous le matin. Chaque chiot est différent et la période d’adaptation sera différente pour chacun.

Choisissez un endroit où votre chiot pourra dormir calmement, confortablement et en sécurité. Placez le coin dodo à un endroit où vous entendrez votre chiot se réveiller la nuit et soyez prêt à pouvoir le sortir rapidement, quitte à mettre vos souliers et la laisse à côté de votre lit !

L’utilisation d’une cage ou de l’enclos sera pratique pour lui faire un coin dodo. Rendez la cage ou l’enclos attrayant et confortable pour votre chiot. Établissez une routine le soir et dépensez votre chiot mentalement et physiquement en soirée tout en conservant une période de calme avant le dodo.

Ayez à l’esprit que cette période n’est que temporaire et que le temps que vous mettrez à éduquer votre chiot et à l’entraîner à la propreté vous sera payant plus tard.

#9 Inscrire son chiot à un cours de maternelle pour partir sur la bonne patte

C’est une excellente idée de préparer l’arrivée de votre chiot en suivant vous-même un cours en ligne. Avec les différents cours offerts, vous obtiendrez déjà des réponses à vos questions et vous serez préparés d’avance à toutes sortes de situations. Vous trouverez plusieurs cours sur le site d’Évolution Canine Académie tous aussi intéressants les uns que les autres tels que l’introduction au comportement canin et la prévention des morsures, toutes deux gratuites. Vous trouverez sur le site une multitude de conseils pour dresser son chiot à faible coût ou encore des trucs pour entraîner son chiot en 15 minutes par jour !

L’une des raisons des abandons des chiens au Québec est souvent que le chiot n’a pas été éduqué adéquatement et développe des problèmes de comportements à l’adolescence. Mettez toutes les chances de votre côté et envisagez de vous inscrire à un cours de maternelle pour chiots. Les cours vous donneront des outils pour mieux comprendre et communiquer avec votre chiot, débuter l’obéissance et enseigner les bonnes manières, réduire les mordillements, apprendre à votre chiot à rester calme et ainsi démarrer de la bonne patte.

D’ailleurs, voici une petite vidéo qui pourrait vous aider si votre chiot a tendance à mordiller :

Débutez les cours le plus tôt que possible pour établir de bonnes bases avec votre chiot. Choisissez une école qui utilise des méthodes d’éducation canines positives, et ayez une préférence pour une école qui fait des sessions de jeu supervisées entre les chiots.

Les cours de maternelle de groupe pour chiot sont aussi un excellent moyen pour votre chiot et pour vous de socialiser. La période de socialisation est une fenêtre de développement limitée dans le temps et qui ne dure que quelques semaines pendant que votre chiot est jeune. Une socialisation appropriée voudra dire que vous procurerez à votre chiot des expériences plaisantes avec des gens, des chiens et des situations au cours desquelles des associations positives se formeront dans le cerveau de votre chiot.

#10 S’entourer d’une communauté de propriétaires de chiens

chiot-sur-divanIl n’y a rien de tel que de s’entourer d’une communauté de gens qui ont des chiens pour pouvoir échanger avec des personnes qui ont plusieurs points communs avec nous. Ces communautés seront bien pratiques lorsque vous aurez des questions, des inquiétudes et même lorsque vous voudrez socialiser votre chiot.

Il existe une foule d’activités canines au cours desquelles vous rencontrerez des gens qui ont les mêmes intérêts que vous : sports canins d’hiver, cafés canins, clubs d’obéissance, de sports canins attelés, de sports ratiers, agilité, frisbee canin, même des groupes de marche ! Informez-vous sur les différentes activités qui sont offertes dans votre secteur.

Il y a aussi plusieurs groupes sur Facebook qui sont d’intérêt canin : groupes relatifs à une race, pour coordonner des sorties de chiens, pour apprendre à faire des trucs à nos chiens, bref il y a une panoplie de communautés virtuelles pour pouvoir échanger et discuter avec d’autres usagers.

 

Vous vous apprêter à accueillir un chiot à la maison et vous voulez partir sur la bonne patte ? Apprenez-en plus sur ces erreurs que presque tous les propriétaires de chiots font et comment les éviter !

De plus, avec le code promotionnel CHIEN10, vous obtenez un rabais de 10% sur vos achats.

chien terre neuve

 

Article rédigé par Nathalie Lalande

 

 

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[Guide complet] Comment dresser son chien en 10 étapes (faciles & rapides)

Éduquer son chien est une chose très importante et même capitale si l’on souhaite avoir un compagnon épanoui et équilibré plus tard. L’éducation d’un chien passe beaucoup par l’entraînement de celui-ci. L’apprentissage de commandes permet d’inculquer un meilleur autocontrôle à votre chien dans certaines situations tout en lui permettant de dépenser adéquatement son énergie.

Il est donc recommandé par exemple de lui enseigner certaines commandes de base essentielles, telles que :

  • le reste
  • le rappel pour que votre chien cesse de fuguer
  • le donne
  • le donne la patte
  • le assis.

Toutes ces commandes de base vous permettront, une fois inculquées au chien, de plus facilement gérer et anticiper ses comportements selon l’environnement et le contexte où vous vous trouvez.

Voyons, en quelques conseils, comment y arriver.

#1 S’assurer que pitou dépense son énergie

On ne peut pas y couper : un chien doit dépenser son énergie avant d’être capable de se concentrer sur quelque chose.

Si l’on essaye par exemple d’entraîner son chien à la marche au pied en se levant le matin et que le chien n’a pas encore fait d’exercice, cela risque d’être difficile pour lui. L’idéal avant un entraînement est d’offrir à son chien une activité physique :

  • Promenade en laisse 
  • Canicross,
  • Jogging
  • Jeu de balle
  • Jeu de tug avec une corde
  • Piste au trésor,
  • etc.

Une fois dépensé, votre chien sera plus à même d’écouter et de comprendre ce que vous aurez à lui enseigner. Il sera plus calme et plus disposé à se concentrer et à apprendre.

#2 Offrir des activités masticatoires et de la stimulation mentale

activites-masticatoires-chienSi on veut que pitou soit attentif et qu’il souhaite travailler avec nous, il faut remplir notre part du contrat.

De la même façon que pour l’activité physique, un chien doit pouvoir se dépenser en activités masticatoires et mentales qui sont deux piliers essentiels à son éducation et à son bien-être.

Il est fantaisiste de croire qu’on puisse exiger d’un chien qui ne fait rien de la journée qu’il doive bien se comporter en tout temps. Il faut donc lui offrir des choses à faire pour s’occuper la tête et la gueule.

Activités masticatoires

Donnez-lui des objets ou jouets à mastiquer :

  • Bully stick
  • Jouets de type Kong farci de nourriture
  • Fromage de Yak
  • Cou de volaille
  • Sabot de bœuf
  • Patate douce déshydratée
  • Corne de buffle

Assurez-vous que l’objet soit adapté à la mâchoire de votre chien et qu’il soit assez solide.

Activités mentales

Offrez-lui des activités qui stimulent son cortex cérébral comme l’apprentissage de tours tels qu’assis, couché, donne la patte. Et si vous voulez corser les choses, apprenez-lui en des plus difficiles : le couché-roulé, ramper, faire le mort, tourner autour de vos jambes, etc. Attention, assurez-vous du niveau de votre chien avant de choisir un tour. On ne commence pas avec le couché-roulé si pitou peine à obéir à la commande assis.

Voici une petite vidéo pour vous aider à apprendre à votre chien la commande « Touch » :

Utilisez également des bols d’enrichissement l’obligeant à réfléchir et à travailler pour libérer la nourriture au lieu de simples bols. Les ancêtres du chien que l’on connaît aujourd’hui devaient fouiller les poubelles de nos villages et chasser pour se nourrir. Il est donc impératif de maintenir une certaine exigence de travail pour avoir accès à la nourriture (mais on peut oublier la poubelle, bien sûr…). Votre chien ne s’en portera que mieux !

Faites-le sentir ! On l’oublie trop souvent, mais l’activité olfactive fait partie des plus divertissantes et même des plus importantes pour nos chiens. L’odorat est tout simplement son sens le plus développé et l’un des plus performants de toutes les espèces vivant sur cette planète (incluant la nôtre !). Donc on ne s’en prive pas : faites-le chercher des friandises cachées dans le jardin, amenez-le tout simplement sentir de nouvelles odeurs lors d’une promenade, enfouissez l’un de ses jouets préférés sous la terre, etc. Usez de votre imagination ! Pitou vous en sera reconnaissant.

De la même façon qu’un enfant a besoin, non seulement de se dépenser physiquement, mais aussi d’apprendre de nouvelles choses et de challenger ses sens afin de développer son cerveau et ses capacités cognitives, un chien doit tout autant pouvoir bénéficier des mêmes défis.

#3 Utiliser des méthodes d’entraînement positives

Dans le monde canin, il y a plusieurs écoles de pensée concernant l’éducation. Il est sûr qu’en cherchant rapidement sur le web, ou en parlant à votre entourage, vous trouverez toujours une personne qui « dresse les chiens depuis 20 ans » ou qui a réussi à ramener un chien dans le droit chemin « grâce au principe de la meute et du mâle alpha ».

conseils-entrainement-canin

Ce type de notion, pour le peu dépassée, n’est plus du tout en phase avec les dernières avancées du domaine des sciences comportementales. Ce discours obsolète repose uniquement sur de vieilles croyances ornées parfois d’anthropomorphisme et d’une mauvaise observation de l’espèce canine.

On fait ce qu’on a toujours fait, de génération en génération, sans même se demander si ce qu’on a toujours fait est bien la bonne chose à faire. On parle ici de méthode traditionnelle basée sur le concept erroné de dominance et selon lequel la punition (parfois avec violence) est la meilleure des solutions pour faire comprendre à un chien ce qu’il ne doit pas faire.

Même si les chiens ayant subi une telle éducation peuvent sembler bien éduqués, il est totalement déconseillé de suivre le même chemin. Une éducation canine basée sur la coercition peut, en effet, engendrer plusieurs problèmes et même en empirer d’autres, déjà présents, pour en arriver à :

  • Un chien inhibé
  • Un chien en état de détresse acquise
  • Un chien stressé 
  • Un chien réactif
  • Un chien agressif

La vérité est que, comme pour toute relation, il est primordial d’avoir une relation basée sur la confiance avec son chien, d’user de respect et de collaboration, voire même de compromis. Si on veut avoir un chien plus volontaire, moins stressé et avec lequel on a une meilleure relation, alors il faut privilégier les méthodes basées sur le renforcement positif et mises à jour selon les dernières études scientifiques.

Celles qui mettent sur pied le principe d’échange et de valeur liée à un intérêt tel que le jeu ou la nourriture. De la même façon qu’on travaille en échange d’un salaire, et non pas pour se faire intimider ou se faire taper dessus, le chien sera beaucoup plus épanoui si notre choix éducatif se base avant tout sur son bien-être et sa motivation.

Voici quelques articles à lire si vous désirez en apprendre davantage sur les méthodes d’éducation dites « traditionnelles » :

  • Les colliers étrangleurs sont-ils de bons outils d’entraînement ?
  • Dois-je priver mon chien d’affection pour qu’il m’écoute ?
  • Comment punir mon chien efficacement ?
  • Quelle école d’entraînement canin choisir pour mon chien ?

#4 Faire des séances d’entraînement courtes pour garder son chien motivé

Afin de garder la motivation de votre chien intacte durant vos séances de travail, il est recommandé d’écourter celles-ci. Un chien n’a pas besoin d’être entraîné 1h sans arrêt chaque jour. Et cela risque même de le démotiver et de vous faire perdre votre qualité d’apprentissage. Tout ce que vous auriez alors fait pendant cette heure serait probablement perdu ou moins efficacement transmis que vous ne l’auriez souhaité.

Préférez plutôt des petites séances de 5 à 10 min, plusieurs fois par jour ou par semaine. De cette façon, les éléments enseignés seront plus facilement mémorisables pour votre pitou.

Autre conseil : terminez toujours votre séance sur une bonne note, même si le chien ne réussit pas le dernier exercice. Si jamais il le rate, ne restez pas sur cet échec. Demandez-lui à la place une commande qu’il connaît bien (comme assis par exemple) et terminez sur ce succès. Votre chien sera ainsi beaucoup plus motivé et intéressé à reprendre votre séance la prochaine fois !

#5 Connaître le langage canin

Pourquoi connaître le langage canin est important ? Parce que de cette façon, on peut reconnaître les signes d’inconfort de notre chien et savoir ainsi dans quel état psychologique ou émotionnel il se trouve pendant l’entraînement ou lors d’une situation donnée.

Exemple : si on choisit d’entraîner notre chien à ignorer les voitures qui passent ou bien les autres chiens, mais que celui-ci est très stressé dans la rue, alors il est primordial d’en reconnaître les signes afin de réévaluer notre entraînement et revoir nos étapes. Si l’on ignore ces signaux et qu’on persiste à garder notre pitou dans cette situation oppressante pour lui, alors on risque de créer un futur problème sans le vouloir – celui de la réactivité – en plus de rendre notre entraînement inefficace.

Même si certains gestes ou signes que le chien émet peuvent être subtils, les principaux signaux de stress sont souvent faciles à reconnaître. En voici quelques exemples :

  • Se lèche le bout du nez
  • Halète beaucoup
  • Détourne le regard
  • A les traits et la mâchoire crispés
  • La queue est rentrée entre les pattes
  • A le blanc des yeux visibles (« yeux de baleine »)
  • Le poil du dos se hérisse
  • Le chien grogne
  • Jappements
  • Claque des dents

signaux-apaisement-chienIl en existe d’autres, plus ou moins évidents. C’est pour cela qu’il est important pour chaque propriétaire de s’entraîner à les reconnaître afin d’éviter une escalade d’émotions négatives qui peut s’avérer dangereuse. Ainsi, en sachant ce qu’on observe, on peut sortir notre chien de la situation qui le stresse ou qui lui fait peur et ainsi l’aider à reprendre le contrôle.

#6 Respecter le rythme du chien ou du chiot

Comme les humains, les chiens apprennent tous à des rythmes différents. N’essayez pas de comparer deux chiens entre eux en termes de capacités d’apprentissage, chacun est unique. Ce n’est pas parce que le chien de votre ami a appris un tour spécifique en trois minutes qu’il en sera de même pour le vôtre. Et c’est bien correct comme ça.

chien-stress-signauxIl est important de respecter le rythme de son compagnon, car si l’on essaye d’aller trop vite dans les étapes d’entraînement, on risque d’en manquer des bouts. Au final, le chien ne connaîtra pas vraiment la commande et tous les efforts auront été vains.

Pour entraîner votre chien à faire une commande, allez-y en plusieurs étapes : morcelez votre enseignement et attendez que pitou maîtrise une étape sur le bout des pattes avant de passer à la suivante ou d’ajouter une difficulté. On estime qu’un ratio de 5/5 (5 réussites sur 5 essais consécutifs) est le minimum avant de passer à l’étape supérieure.

#7 Distance, durée et distraction en entraînement canin

On les appelle les 3D. Et dans un entraînement, la notion des 3D est essentielle si l’on souhaite arriver à un apprentissage optimal.

Petit rappel de ce que sont les 3D :

  • La Distance : entraîner son chien à exécuter une commande de plus en plus loin de son propriétaire.
  • La Durée : entraîner son chien à exécuter une commande et à la tenir de plus en plus longtemps.
  • La Distraction : entraîner son chien à exécuter une commande avec de plus en plus de distractions autour de lui.

Le principe est de démarrer à zéro pour chacun des D puis d’ajouter des difficultés progressivement et par étape.

Par contre, s’il est important de passer par les 3D lors d’un entraînement, il est déconseillé de les exercer tous en même temps. Quand on en pratique un, on ne pratique pas les autres, sinon, il y a de bonnes chances que l’apprentissage soit compliqué et mélangeant pour le chien.

Prenons par exemple un chien qui peut rester deux minutes avec des distractions autour de lui alors que son propriétaire est juste à côté. Si on n’entraîne pas la distance, c’est-à-dire le fait que le chien puisse faire sa commande en étant loin de son propriétaire, le jour où celui-ci a besoin de faire rester son chien, mais de s’en éloigner brièvement, on risque un incident (ex. : le chien traverse la route) en plus de mettre le chien en situation d’échec.

#8 Utiliser les accessoires canins appropriés

Les accessoires adaptés à l’entraînement sont des outils précieux dont il serait dommage de se priver. Ils permettent de faciliter l’apprentissage pour le chien et son propriétaire.

choisir harnais chiotDans le cas d’un apprentissage de la marche en laisse, il est, par exemple, judicieux d’utiliser un harnais à attache frontale. L’attache par le devant incite le chien à moins tirer sur la laisse. En effet, si celui-ci tire, hop, il se retourne à cause de la traction de la laisse. Ainsi, associé à un entraînement, le harnais accélère le processus d’apprentissage.

De même, pour enseigner le rappel à son chien, il est préférable d’utiliser une longe de plusieurs mètres au lieu d’une laisse classique. Ainsi, on bénéficie d’assez de distance pour pratiquer un vrai rappel, tout en gardant son chien en sécurité.

Si certains outils sont intéressants, d’autres sont par contre à éviter. C’est le cas des accessoires pour entraînements coercitifs tels que les colliers étrangleurs, colliers électriques, à pointes, à la citronnelle, etc. On doit absolument éviter ce type d’outils qui en plus d’être désagréables peuvent devenir stressants, voire douloureux pour le chien. Et ce, même si les apparats marketing du produit semblent convaincants ou même si votre voisin en a déjà utilisé et que « ça marche! ». Non, on tourne le dos et on s’enfuit loin de cette propagande d’un autre temps.

En plus de ne rien enseigner à l’animal, le fait de devoir subir un inconfort en continu risque d’amener d’autres problèmes de comportement. Est-ce que vous seriez vraiment plus efficace au travail si votre patron vous menaçait et vous tapait dessus à la moindre erreur d’orthographe ? Ne craindriez-vous pas, à la longue, de venir travailler ? N’auriez-vous pas envie de lui rendre son coup un jour ? Ou serait-il possible que vous développiez une dépression ?

Nous l’avons vu plus haut : la meilleure façon de travailler avec un chien est dans le respect et dans la collaboration.

Ceci étant dit, même si beaucoup d’outils s’avèrent de précieux alliés, il reste qu’ils ne remplacent PAS un entraînement à proprement parler. On doit combiner les deux pour s’attendre à de beaux résultats.

#9 Généraliser les acquis de son chien et de son chiot

Les chiens ont de la difficulté à généraliser un apprentissage. De notre côté, nous les humains savons, par exemple, une fois que nous l’avons appris, que lorsque nous avons envie d’aller aux toilettes cela ne s’applique pas seulement à la maison, mais également au restaurant, chez un ami, et partout ailleurs. Nous SAVONS que cet enseignement s’applique à toutes les situations (en tous les cas, lorsque c’est possible !). Nous l’avons donc GÉNÉRALISÉ un peu de façon instinctive.

Or, nos pitous ont un peu plus de mal à généraliser automatiquement chaque apprentissage. Il devient donc nécessaire de leur faire pratiquer chaque commande enseignée dans des contextes différents et de surtout RÉPÉTER et répéter encore, jusqu’à ce que la généralisation du processus soit bel et bien acquise.

astuces-entrainer-chiotPar exemple, si votre chien connaît la commande assis à l’intérieur, il lui faut la connaître aussi à l’extérieur. Et pourquoi pas également lorsque vous êtes situé derrière lui, ou bien encore assis face à lui, que vous chuchotez, ou que vous êtes chez quelqu’un ou dans un parc. Vous avez compris l’idée : plus votre chien aura appris sa commande dans n’importe quelle situation, plus il l’aura acquise efficacement et pour la vie!

Il se peut que vous deviez revenir un peu en arrière dans les étapes d’entraînement dès lors que vous enseignez la commande dans un nouveau contexte. C’est normal, car, la commande étant légèrement différente, le chien doit quelque peu réapprendre ce qu’il a déjà appris. Soyez donc patient avec votre chien.

#10 Rendre l’entraînement plaisant pour Pitou

D’une façon générale, plus un entraînement est plaisant pour le chien, plus ce dernier sera disposé à vouloir recommencer. Un chien qui a du plaisir en travaillant aura plus de motivation à apprendre. Il sera ainsi plus facile à entraîner. Au contraire, un chien qui a toujours peur de faire une erreur ou bien qui est stressé dans un environnement non-adapté sera de moins en moins partant pour des séances.

La meilleure chose à faire est de privilégier le fun durant un entraînement, donc pensez à intégrer le jeu comme récompense ou bien des friandises si cela est encore plus motivant pour lui. Essayez de percevoir ce que votre chien aime et ce qui le stresse, puis adaptez vos séances en fonction de ses envies et de son rythme. N’hésitez pas également à prendre des pauses pour jouer. Et pensez à arrêter votre entraînement si votre chien montre des signes de stress ou s’il a peur.

Conclusion

Avec tous ces conseils, vous voilà prêt à éduquer coco comme un champion ! Et n’oubliez pas : ayez du plaisir tous les deux ensemble. Au-delà d’un travail nécessaire, l’éducation de votre chien vous permettra d’enrichir votre relation !

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Article rédigé par Dorothée Pasturel Pâris

 

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Mon chien se prend pour un kangourou : comment faire cesser les sauts sur les invités?

Les chiens sont des athlètes avertis, c’est bien connu. Certains pourraient même gagner une médaille olympique tant leur enthousiasme et leur talent sortent du lot : meilleur pisteur d’écureuils, meilleur voleur de poulet, meilleur destructeur de chaussures, etc.

Qui, parmi vous, a un champion du saut en hauteur ? Cette discipline est l’une des plus prisées de nos pitous et c’est sur quoi nous allons nous attarder dans cet article.

Pourquoi les chiens bondissent sur nous ?

Déjà, il faut reconnaître une chose : ce talent – issu probablement d’un malheureux gêne marsupial qui passait par-là – peut s’avérer, certes impressionnant, mais aussi très embêtant lorsqu’il se produit sur la visite. Et c’est justement, le plus souvent dans ce contexte que nos chiens ont envie de sauter. Pourquoi ? Parce que dans la plupart des cas, ils sont contents de voir du monde nouveau. En effet, les chiens sont sensibles à la néophilie (attraction pour la nouveauté) et vont être souvent excité lorsqu’ils sont en présence d’un stimulus nouveau et agréable. Donc oui, bien souvent, un chien saute lorsqu’il est heureux.

Cela peut être aussi une façon pour lui de nous saluer, tout simplement. Un comportement appris lorsqu’il était chiot ? Peut-être. Mais pas seulement. Si le chien a pu sauter une fois, deux fois, trois fois … et que ce comportement n’a jamais été corrigé, alors on parle de comportement acquis. Il le fait et c’est tout. Pire encore : il suffit que la conséquence à ce comportement ait été bénéfique pour lui et on parle alors de comportement renforcé : la récompense obtenue encourage Pitou à reproduire le comportement. Cela peut être : des caresses, une simple attention de l’humain, et même être repoussé avec les mains ou se faire dire « Non ! » (pour une demande d’attention).

Dog jumping on wall (gif) | LuvBat

Cependant, si l’on n’y prend pas garde, on peut également surstimuler son chien en lui donnant ces conséquences positives. On entre alors dans un cercle vicieux : « plus je saute et plus j’obtiens de l’attention ». Ce qui peut entraîner une excitation extrême que le chien n’est plus en mesure de contrôler. Tout est une question de dosage et d’analyse en amont sur la motivation de Pitou à faire ce comportement.

Mais un chien peut également sauter lorsqu’il est stressé par la visite. Pourquoi ? Eh bien, si je vous demande pourquoi vous vous rongez les ongles quand vous êtes stressés, que me répondrez-vous ? « Je ne sais pas » ou bien « ça me détend ». C’est pareil pour le chien, ça le détend. C’est un exutoire du trop-plein de stress qu’il a dans son corps.

Les solutions efficaces pour que votre chien arrête de sauter

Alors quel est le secret pour faire en sorte que votre chien ne saute plus ? Première chose : la gestion de l’environnement. Ce principe très utile est la première étape à tout apprentissage : empêcher votre chien de le faire, lui supprimer cette possibilité. Alors bien sûr, pas avec vos mains. Comme expliqué plus haut, repousser son chien ou lui dire « non »  est une forme d’attention qui peut renforcer le comportement et donc encourager votre chien à sauter. En plus de ne pas comprendre ce qu’on lui demande, il trouve ça drôle que vous jouiez avec lui pendant qu’il saute.

Voici plusieurs solutions pour empêcher votre chien de sauter physiquement et efficacement :

  • le mettre dans une pièce à part lorsque votre visite arrive ;
  • utiliser une barrière ou un enclos ;
  • mettre son chien en laisse et la garder courte pour le tenir et l’empêcher de sauter sans utiliser les mains.

Il faut éviter à tout prix que votre chien ait l’opportunité de sauter sur les gens. Plus il aura la chance de le faire, plus il le fera. Car cela lui donne du plaisir. C’est un comportement que l’on apelle auto-renforçant.

Comment apprendre à son chien à ne pas sauter sur les gens ?

Afin que notre chien comprenne ce que l’on souhaite, il faut être clair dans notre façon de réagir. Voici la liste des bonnes attitudes à avoir :

  • Ignorer le chien : une personne qui se fait sauter dessus par un chien doit être capable d’ignorer ce comportement. On ne doit pas donner au chien ce qu’il souhaite : de l’attention. Alors, oui c’est beau en théorie mais il faut être capable de l’appliquer avec efficacité !
  • Ne pas bouger les mains : là aussi, on ne repousse pas le chien, on l’ignore totalement, on fait comme s’il n’existait pas. Nos mains doivent être près du corps, inaccessibles, par exemple en croix sur le torse ou croisées.
  • Essayer d’éviter le chien s’il saute. Le chien qui retombe par terre sans avoir pu sauter sur la personne aura perdu de l’énergie pour rien. Cela n’est pas renforçant pour lui.
  • Le propriétaire doit lui aussi ignorer ce comportement et rester calme. Ce n’est pas le moment de lui crier dessus.
  • Montrer au chien quoi faire à la place : rester les pattes au sol. Il faut donc le récompenser avec une friandise dès qu’il a les 4 pattes posées par terre et qu’il n’est pas en train de sauter. Il faut capturer ces bons comportements pour les renforcer.

Comment punir le chien qui saute?

Il s’agit d’une question fréquente venant de nos clients lors de la prise de rendez-vous pour des consultations à domicile en comportement canin. Toutefois, il s’agit ici d’une mauvaise formulation ; que pouvons-nous faire pour apprendre à notre chien à faire autrement (que sauter !) afin d’enfin avoir la paix ?

Certaines personnes pourraient être tentées d’utiliser le collier électrique avec leur chien qui saute, de lui crier dessus, de lever le genou afin de lui faire mal et de le dissuader de reproduire ce comportement.

Cela pourrait en effet fonctionner, mais à quel prix ? En effet, il faut se demander si la fin justifie les moyens et surtout, qu’elles en seront les conséquences à long terme dans la relation avec votre chien. Certains chiens pourront commencer à craindre leur propriétaire ou même l’environnement dans lequel ils ont vécu la conséquence désagréable. Ces techniques pourraient même rendre votre chien agressif (surtout s’il saute sur les gens car il en a peur !).

Ignorer son chien qui saute, pourquoi ça ne fonctionne pas toujours ?

Bien sûr, on l’a vu, ignorer un chien qui saute est plus facile à dire qu’à faire ! Bien souvent, on va lui dire « Non ! », on va le regarder, le repousser, soupirer, râler, etc. Toutes ces réactions ne feront que renforcer son comportement.

Lorsqu’on l’ignore malgré tout et que l’on tient bon, le chien insiste encore et encore (C’est un comportement acquis, ne l’oubliez pas. Il est difficile pour lui d’y renoncer comme ça !) et va même jusqu’à amplifier le comportement en fréquence, durée, intensité.

C’est ce qu’on appelle : pic d’extinction (qui pourrait s’apparenter à « je fais tout en mon pouvoir pour avoir ce que je veux ! » et qui annonce l’extinction du comportement). C’est à ce moment là que bien souvent, on craque, en pensant que la situation a empiré, alors qu’en fait c’était presque gagné ! Il en résulte que notre chien a compris que pour avoir ce qu’il veut, il doit réagir plus fort et plus longtemps. En agissant ainsi, nous avons obtenu le contraire de ce que l’on voulait éviter.

Précisons également qu’ignorer ne fonctionne pas toujours, car parfois nous ne sommes pas cohérents dans nos demandes. Dans un certain contexte, on va lui donner la permission de sauter mais pas dans d’autres. C’est d’autant plus difficile pour le chien de comprendre ce qu’il doit faire.

De plus, pour certains chiens le seul fait de sauter est une récompense ou même le fait de se rapprocher de nous (en bondissant) leur apporte la plus grande joie! D’où la nécessité d’utiliser des moyens de gestion pour ne pas que notre chien ne pratique davantage ces comportements!

Exercice pour les chiots et les chiens qui adorent sauter

Le jeu Go wild and Freeze est un excellent jeu pour enseigner à votre chien ou votre chiot à savoir mieux se contrôler en cas d’excitation.

En deux mots : il s’agit d’alterner un moment de jeu mouvementé (par exemple avec un jouet) puis stopper et devenir immobile. Lorsque le chien s’arrête aussi, on récompense avec un marqueur de type « yes ! » puis on donne une friandise. Et on répète.

Le chien apprend ainsi à revenir au calme après une courte période d’excitation.

De plus, les jeux de tug (tirer une corde avec son chien) peuvent aussi être bénéfiques pour cet exercice et peuvent être pratiqués en parallèle.

Mon chien saute sur les enfants

Si vous avez des jeunes enfants, alors il faut éviter le contact avec votre chien lorsqu’il est excité. Il pourrait blesser votre bambin par accident. Afin de garantir sa sécurité, il vaut mieux pour cela utiliser la gestion d’environnement, vue plus haut, afin de sécuriser votre espace, et contacter un éducateur canin qui pourra vous montrer les bons gestes à adopter.

Découvrez notre article portant sur la cohabitation entre chien et enfants : 3 conseils de pro essentiels pour que chiens et enfants s’entendent à merveille !

Fido est excité et bondit sur la porte quand on veut sortir

Votre chien a tendance à bondir vers la porte lorsque vous voulez sortir ? Pas de panique. Là aussi, c’est un comportement que l’on peut remplacer au profit d’un autre. Comme pour le saut, il faut lui montrer quoi faire à la place.

Si on ouvre la porte et que Fido bondit, on la referme aussitôt. Il comprendra que ce comportement ne lui procure pas ce qu’il souhaite (que la porte s’ouvre). Ouvrez la porte et attendez qu’il vous donne un bon comportement (attend ou s’assoie). Récompensez en ouvrant la porte plus grande et permettez-lui de sortir.

Impossible de manger en paix : Fido saute sur les comptoirs et la table

Votre chien souhaite participer au repas, lui aussi, pendant que vous mangez ou que vous cuisinez ?

Pensez toujours au même principe : gestion d’environnement et lui montrer quoi faire à la place avec les bonnes méthodes d’éducation canine. Donc en quelques mots : éviter de laisser traîner la nourriture (c’est auto-renforçant !), demandez un bon comportement près des endroits-clés (assis ou couche-panier). Garder votre chien occupé, avec un os par exemple, pendant que vous mangez est aussi une bonne solution.

Vous souhaitez en savoir plus ? Lisez notre article complet sur les chiens qui sautent sur les comptoirs et sur la table.

Astuces complémentaires pour les chiens qui sautent sur vos invités

Voici d’autres conseils à mettre en place pour parfaire l’enseignement de votre chien-kangourou :

  • renforcez toujours les bons comportements lorsqu’il vous les donne. Cela doit être un réflexe ! Il est calme ? Récompensez-le. Il s’assoie ou il vous regarde sans sauter ? Récompensez-le ;
  • dépensez l’énergie de votre chien avant la visite : faites lui faire du sport allez courir avec lui, faites lui faire de l’agilité, lancez-lui la balle (si votre chien aime ça!), faites-lui un parcours d’odeurs dans votre cours ou votre maison, donnez-lui des jeux interactifs avec sa nourriture pour apporter une activité intellectuelle. Bref : videz son trop-plein d’énergie ;
  • donnez-lui un os à gruger avant que la visite arrive. Il sera bien trop occupé avec son trésor ;
  • installez une pancarte explicative sur votre porte pour la visite ainsi qu’un petit contenant avec des friandises ou des croquettes. Le principe ? La personne doit prendre une petite poignée de nourriture puis la lancer par terre en entrant, avant même que le chien ait pu sauter. Il sera tout heureux de rester par terre pour manger et renifler le sol pendant que la personne entre tranquillement ;
  • évitez d’attendre le dernier moment pour tout mettre en place. Entraînez-vous d’abord au calme, avec votre conjoint ou vos enfants qui joueront le rôle de la visite. Faites les exercices dans un contexte facile pour votre chien puis augmentez la difficulté graduellement.

Sheep Dog GIF - Sheep Dog Jumping - Discover & Share GIFs in 2020 ...

C’est terminé le chien qui saute sur la porte quand vous arrivez!

Transformer un chien-sauterelle en chien-tout-court est tout à fait possible, encore faut-il pour cela être pertinent dans nos demandes et surtout persistant.

Pour résumer : gérer l’environnement (empêchez le comportement problématique) et renforcer les bons comportements en le guidant dans ses choix.

Votre chien sera heureux de travailler avec vous et comprendra rapidement ce que vous attendez de lui.

Si ces conseils ne suffisent pas à régler la situation ou si vous souhaitez pousser son entraînement plus loin (lui apprendre à aller sur son tapis par exemple), notre cours en ligne sur l’arrivée des invités saura vous guider vers des techniques plus avancées!

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Article rédigé par Dorothée Pâris Pasturel, intervenante en comportement canin

 

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