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Simonne Raffa

Ignorer les comportements dérangeants de notre chien (ou l’extinction)

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Tous droits réservés – Chantal Lévesque – Photographe professionnelle

Ignorer volontairement les comportements inadéquats et accorder l’attention à ceux qui sont convenables nous permet d’empêcher que les habitudes problématiques de notre ami à poil prennent de l’ampleur en les renforçant.

Notons qu’il faut distinguer l’ignorance intentionnelle (celle qui sert d’outil d’intervention), de l’ignorance du problème pure et simple.

Le principe de l’extinction du comportement réside dans la « non-présentation » de la conséquence habituellement associée à une action.

Par exemple, si Fido a l’habitude de sauter sur vous pour avoir des caresses lorsque vous arrivez à la maison et que vous décidez de l’ignorer totalement, le comportement de sauter devrait (en principe) diminuer.

Il en va de même si vous avez appris à votre chien à s’asseoir sur commande en échange d’une friandise. Après plusieurs dizaines de répétitions sans renforcement, il est fort possible qu’il ignore votre commande, préférant aller flairer plus loin dans l’espoir de trouver quelque chose de plus plaisant à faire.

Il en va de même pour vous : si votre patron cesse de vous rémunérer, vous irez travailler ailleurs.

Notons que votre chien (et vous!) ne produit aucun comportement qui ne lui apporte quelque chose. Voici donc quelques notions qui vous permettront « d’ignorer intentionnellement » votre chien avec brio!

Pourquoi punir peut motiver votre chien?

Une punition, dans le sens béhavioriste du terme, ne peut renforcer un comportement. Toutefois, une punition, dans le sens humain du terme, le peut.

Si votre chiot a tendance à voler vos petites culottes et que votre réaction dans ces conditions est de courir en vociférant vers votre chiot qui s’enfuit, il est fort possible qu’il reproduise de plus en plus ce petit manège, qui devient un appel au jeu efficace pour lui.

Ce que vous avez à offrir de motivant à Toutou :

  • Toucher avec vos mains
  • Parler
  • Regarder

Si vous souhaitez supprimer un comportement en l’ignorant, ne touchez pas à votre chien, ne lui parlez pas et ne le regardez pas.

Les comportements autorenforçants

Certains agissements de nos chiens ne peuvent être simplement ignorés dans l’espoir qu’ils disparaissent puisqu’ils sont plaisants à produire.

Prenons l’exemple d’un chiot qui mordille une patte de chaise en bois… Il est possible que votre chien gruge l’un de vos biens dans l’espoir de vous voir réagir. Toutefois, dans la majorité des cas, gruger (surtout chez un chiot) est un besoin fondamental : mastiquer lui permet de faire ses dents, de s’occuper et d’avoir du plaisir.

Autre exemple, faire ses besoins. Uriner et déféquer sont des comportements impossibles à éteindre (puisque vitaux) en plus de procurer du plaisir à l’individu canin… Le plaisir d’être soulagé!

Liste non exhaustive des comportements autosatisfaisants :

  • Creuser
  • Mâcher
  • Sauter
  • Chasser (pour les chiens de chasse entre autres)
  • Regrouper (pour les chiens de berger)

Ces comportements ne sont pas motivants pour tous les chiens… tous les individus ayant des préférences qui leur sont propres!

Comment venir à bout de ces habitudes sans punir son chien

Puisque les comportements autosatisfaisants ne peuvent s’éteindre, le moyen le plus efficace et éthique est d’encadrer la façon dont ils sont produits… Bref, de trouver un compromis!

Si l’on ne peut apprendre à un chien à ne pas uriner, on peut toutefois lui montrer dans quel contexte il peut le faire.

Si l’on ne peut empêcher un chien de mâcher, on peut lui donner des objets sur lesquels il pourra exercer ses dents.

Si l’on ne peut empêcher un chien de creuser, on peut lui donner un bac rempli de sable dans lequel il pourra prendre son pied sans détruire notre jardin.

Pour les problèmes reliés à la prédation (les chiens qui poursuivent les écureuils), mieux vaut entraîner son chien en utilisant la loi de Premack.

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Tous droits réservés – Chantal Lévesque – Photographe professionnelle

Le cycle de l’extinction d’un comportement

Lorsque nous utilisons l’ignorance intentionnelle pour faire diminuer un comportement, il faut appliquer certaines règles et bien connaître l’aventure dans laquelle nous nous lançons, car elle n’est parfois pas de tout repos.

Le pic d’extinction

Si un comportement était habituellement renforcé et que tout d’un coup il cesse de l’être, l’individu pourrait augmenter l’intensité de ses anciennes habitudes, utiliser une nouvelle façon d’arriver à ses fins et même devenir agressif.

Par exemple, Brutus a l’habitude de sauter sur ses propriétaires pour signifier qu’il souhaite qu’on lui lance la balle. Habituellement, son humaine s’exécute et joue avec lui. Trouvant que cette manie commence à l’agacer, elle décide d’ignorer son copain poilu. Brutus, décontenancé que ses pirouettes ne produisent pas l’effet escompté, essaie plusieurs options :

  • Sauter encore, sauter plus haut, sauter plus rapidement
  • Japper
  • Mordiller les vêtements de sa propriétaire et les tirer
  • Grogner
  • vous encore vous lécher le visage et les mains pour attirer votre attention

Ce n’est pas parce que Brutus est un mauvais chien, c’est que les solutions habituelles ne fonctionnent plus et qu’il tente d’obtenir ce qu’il a toujours réussi à avoir par le passé.

C’est à ce moment qu’il est encore plus important d’ignorer votre chien, car s’il saute plus haut, plus vite, mordille ou grogne (donc les comportements encore plus intenses) fonctionnent, ce sont ces comportements qui seront reproduits! Vous comprendrez que votre problématique aura alors empiré!

Prenons un autre exemple, en utilisant une situation qu’un humain peut vivre, cette fois. Vous tentez d’ouvrir la porte de votre voiture, mais celle-ci ne bronche pas et reste en place. Cette situation risque de vous mettre en retard! Vous tentez alors de :

  • Remettre la clé dans la serrure et de la tourner en vous concentrant
  • De pousser la clé plus fort dans la serrure et de la tourner encore
  • D’effectuer plus de pression lorsque vous tournez la clé
  • D’essayer d’ouvrir une autre portière
  • De tirer l’une des portières très fort

Finalement, vous donnez un bon coup de pied sur l’un de vos pneus et prenez un taxi pour ne pas arriver en retard au boulot.

Rappel important concernant les comportements possibles lors du pic d’extinction :

  1. Variation sur le même thème (essayer une autre méthode pour arriver aux mêmes fins)
  2. Augmentation de l’intensité, de la fréquence et/ou de la durée du comportement
  3. Apparition de comportements agressifs dus à une trop grande frustration

Une bonne méthode d’éducation canine sous quelques conditions

Utiliser l’ignorance intentionnelle pour réduire les comportements de notre chien qui nous dérangent est une méthode ultra efficace, à condition d’être constant, d’utiliser de bons moyens de gestion et d’apprendre à notre ami poilu un nouveau comportement (plus adéquat) à la place de l’ancien.

La constance ou le renforcement aléatoire

L’une des meilleures méthodes pour conserver un comportement (utilisé par la plupart des entraîneurs canins) est l’utilisation d’un ratio de récompenses données « au hasard ». L’animal, qui ne peut prévoir quand la récompense arrivera, continue à être motivé.

Nous pouvons faire référence à la loterie pour mieux imager ce concept : les gens aiment jouer et parier, car il y a une part d’imprévisibilité qui est très stimulante.

Ce procédé est à double tranchant, car il explique la pérennité de certaines habitudes canines qui nous exaspèrent. 

Si vous ignorez votre chien lorsqu’il vous apporte ses jouets la plupart du temps (ce qui n’est pas en tout temps!), il continuera à effectuer ces appels aux jeux… Pour votre plus grande exaspération!

Si vous décidez d’ignorer votre chien pour éteindre l’un de ses comportements, vous devrez donc vous armer d’une détermination d’acier… Sous peine d’accentuer les problèmes que vous vivez avec votre animal.

Utiliser les bons outils de gestion

Tenter de ne pas porter attention à un danois de 120 livres qui tire vos vêtements pour vous inviter à jouer est impossible. En utilisant certains outils, vous pourrez plus facilement ne pas être absorbé par les galipettes de votre ami canin.

Liste non exhaustive d’outils à utiliser :

  • Laisse pour un chien qui saute sur ses propriétaires
  • Cage pour un chien qui a tendance à ronger des biens
  • Bouchons pour oreilles pour un chien qui jappe pour avoir de l’attention

Utiliser de bons outils de gestion n’est pas une méthode paresseuse, c’est plutôt un moyen intelligent de garder toute notre énergie pour renforcer les bons comportements de notre chien.

Consultez un bon article de Nadine Caron à ce sujet.

Parer à toutes les éventualités lors du dressage de votre chien

Pour faire diminuer rapidement la fréquence d’un comportement, vous pouvez l’ignorer, tout en offrant des options plus intéressantes à votre animal. Les éducateurs canins appellent cette technique le renforcement différentiel.

Nous agissons ainsi sur les comportements selon deux modes différents : en augmentant ceux qui sont désirés en utilisant le renforcement et en diminuant ceux qui ne sont pas désirés en appliquant de l’extinction. Par le fait même, nous limitons notre exposition à ce fameux « pic d’extinction ».

Entraîner un comportement incompatible

Cette technique consiste à renforcer un comportement qui est physiquement incompatible avec celui dont nous cessons voir la fréquence diminuer.

Par exemple, apprendre à un chien à revenir vers son propriétaire systématiquement lorsqu’il voit un écureuil ou à s’asseoir lorsqu’un invité entre à la maison.

Un chien ne peut courir dans deux directions à la fois, ni sauter et s’asseoir en même temps.

Entraîner un comportement alternatif

Cette technique consiste à renforcer un comportement approprié ayant la même fonction qu’un comportement qui ne l’est pas. Cette procédure est habituellement utilisée lors de la production de comportements autorenforçants.

Par exemple, si votre petit chien a tendance à japper pour être pris dans vos bras, vous pourrez l’entraîner à gratter votre pantalon afin de vous signifier qu’il souhaite avoir de l’attention (ou tout autre comportement que vous jugez plus adéquat).

Récompenser tous les autres comportements…

Lorsque cette procédure est utilisée, nous renforçons tout ce qui n’implique pas le comportement non désiré. Cette technique est très efficace lorsque nous sommes confrontés à des animaux facilement frustrés ou excitables.

Les propriétaires de chiens oublient souvent que l’absence d’une mauvaise manie peut aussi être récompensée et entraînée.

Par exemple, en tenant son chiot occupé, nous récompensons les comportements de recherche, de mastication, de poursuite… À la place des comportements de recherche d’attention comme tirer les vêtements, gruger les meubles, dérouler les rouleaux de papier de toilette…

Consultez notre article sur : Comment occuper mon chien dans la maison et le stimuler mentalement?

Quelques conseils :

  1. Avant de choisir quelle procédure de renforcement vous utiliserez, il est important de comprendre pourquoi votre animal agit de la sorte.
  2. Si la fonction du comportement est facile à trouver, il serait judicieux d’opter pour le renforcement d’un comportement alternatif.
  3. S’il vous vient rapidement à l’esprit un comportement incompatible à apprendre à votre chien, vous pourrez utiliser cette méthode. Elle demande toutefois un peu de créativité!
  4. De façon générale, vous devrez entraîner et renforcer ces nouveaux comportements en dehors des situations problématiques afin que l’apprentissage soit plus rapide et plus facile!
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Tous droits réservés – Guillaume Gorini – Photographe professionnel

Mettre l’accent sur les points importants de l’entraînement de notre chien

Utiliser l’ignorance intentionnelle des comportements déplaisants comme moyen d’éducation canine est aussi une méthode hors pair pour rester optimiste et positif dans le processus d’entraînement de notre animal, car il nous permet de souligner et de mettre l’accent sur ce que nous aimons.

L’être humain qui entraîne le chien a lui aussi besoin d’enchaîner les succès pour rester motivé!

En conclusion

Tout propriétaire de chien peut utiliser les techniques de conditionnement mentionnées plus haut avec succès.

Un petit rappel :

  • Ignorer les mauvais comportements
  • Comprendre la fonction du comportement
  • Avoir conscience du pic d’extinction
  • Utiliser de bons moyens de gestion
  • Renforcer des comportements plus appropriés

Toutefois, il est parfois difficile de démêler si nous ignorons l’animal de la bonne façon, si un comportement est autosatisfaisant ou non, de tenir bon si un pic d’extinction se produit, d’avoir les bonnes méthodes de gestion et d’utiliser les programmes de renforcement différentiel à bon escient. En cas de doute, consultez un éducateur canin de votre région utilisant des méthodes d’éducation canine positives.

Poursuivez votre lecture :

  • La socialisation chez le chien / chiot
  • Les sports attelés canin ( traîneau, canicross, bikejoering )
  • Conseils à l’arrivée d’un nouveau chiot
  • Rencontrer lorsque l’on possède un chien

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Les punitions et les menaces nuisent à l’apprentissage de votre chien

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Tous droits réservés – Chantal Lévesque – Photographe professionnelle

Lorsque vient le temps de modifier le comportement de notre ami canin, l’ajout d’un aversif (punition positive) est souvent l’outil le plus facile et « efficace » à utiliser sur-le-champ : cela nous permet de faire cesser un comportement immédiatement et apporte ainsi un certain soulagement.

Quand nous notons les conséquences d’une petite punition infligée à notre animal (un jet d’eau dans le visage, par exemple) nous sommes plutôt satisfaits des résultats, sans toutefois être aptes à comprendre que les effets immédiats de ce petit jet d’eau auront aussi des répercussions néfastes à court, moyen et à long terme sur le comportement de notre chien.

Si vous souhaitez réellement apprendre les bonnes manières à votre chien et que ces apprentissages soient durables, mieux vaut limiter les agents stressants.

Le seul type de punitions que vous pouvez utiliser sans augmenter considérablement le niveau de stress de votre animal est le retrait d’un privilège (punition négative) utilisé en duo avec l’entraînement préalable d’un comportement alternatif.

Pour un bon texte sur le renforcement positif ainsi que sur les cadrans du conditionnement, c’est par ici! 

La punition augmente le stress chez votre chien

Le stress peut être créé selon différents facteurs [i]:

  • Un manque de contrôle
  • L’imprévisibilité
  • La nouveauté

Lorsque nous punissons notre chien, nous créons automatiquement du stress puisqu’il ne peut s’y soustraire (manque de contrôle, et souvent de prévisibilité). Évidemment, certains types de châtiments sont plus stressants que d’autres, en fonction du contexte et de l’individu.

Lorsque Poilu est stressé, ses glandes surrénales produisent et libèrent du Cortisol.[ii] Cette hormone a pour fonction d’augmenter le taux de glycémie, ce qui augmente l’énergie que l’organisme peut utiliser pour contrer les menaces. Nous assistons donc à une réaction de survie de la part de l’organisme de l’animal.

De plus, le stress a aussi comme effet de diminuer le niveau de sérotonine, un neurotransmetteur qui a pour mission d’augmenter la communication cellulaire et de stabiliser l’humeur. Un bas niveau de sérotonine augmente les réactions agressives. [iii]

C’est pour ces raisons que le fait de punir son chien va parfois mener à une morsure. Plutôt contre-productif, n’est-ce pas ?

Punir nuit à l’apprentissage de votre chien

Le cerveau d’un animal anticipant d’éventuelles punitions est fortement influencé par les composants chimiques sécrétés par son corps en réponse au stress. Certaines études mentionnent que 98 % des communications internes (cérébrales et corporelles)[iv] se font via l’intermédiaire des peptides (éléments chimiques de la famille des protéines), dont le niveau de sécrétion varie en fonction du degré de stress d’un individu.

Un excès de noradrénaline déclenché par des situations anxiogènes ou stressantes diminue la vigilance, amplifie la confusion, augmente le nombre d’erreurs et peut même mener à une hypersensibilité (l’animal réagira au moindre stress comme si sa vie en dépendait).

De plus, les animaux stressés auraient inconsciemment tendance à modifier leur champ de vision afin d’améliorer la capture d’informations visuelles périphériques pour mieux localiser les prédateurs/menaces : nous pouvons donc concevoir que l’individu ait du mal à se concentrer sur une tâche en particulier, et davantage si celle-ci ne relève pas de la survie immédiate.[v]

Au final, les animaux sous l’influence de pressions malsaines dans leur environnement apprendraient tout simplement moins rapidement puisque les menaces activent des mécanismes de défense générant des comportements très appropriés pour la survie, mais contraires à l’apprentissage.

Dans un contexte d’entraînement ou de thérapie comportementale, la punition peut donc s’avérer contre-productive.

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Tous droits réservés – Chantal Lévesque – Photographe professionnelle

Les effets sur la mémoire de votre chien

Si l’apprentissage s’effectue de manière plus ardue lorsqu’un animal est confronté à des conditions stressantes, qu’en est-il des notions qui ont tout de même été assimilées?

Elles seraient plus difficilement généralisées, le cerveau ayant du mal à effectuer les interrelations nécessaires pour y arriver. L’animal aurait aussi plus de difficulté à élaborer des concepts puisque la mémorisation serait réduite à un ensemble de faits isolés.[vi]

La comparaison de cerveaux d’animaux vivants dans des conditions saines et stressantes a mené aux observations suivantes : la structure de leurs neurones avait subi des modifications majeures. Les cellules nerveuses des animaux du deuxième groupe auraient des ramifications moins nombreuses et plus courtes.

La différence entre bon et mauvais stress

Le stress modéré à court terme motive la résolution de problèmes et renforce les connexions entre les neurones. Il augmente la vigilance ainsi que la productivité.[vii]  Dans ces conditions, le corps tente de s’adapter à son nouvel environnement et l’individu essaie de « relever un défi ». On parle alors de bon stress.

C’est lorsque l’épreuve dépasse les capacités d’adaptation de l’individu que le stress peut devenir incommodant, voire dangereux.

Le mot d’ordre pour que l’animal maintienne un niveau de stress bas ou modéré sera de ne pas l’exposer à des situations anxiogènes qu’il ne peut fuir, qui sont trop imprévisibles ou bien à des défis qu’il n’est pas apte à surmonter.

Il faut toujours l’accord de l’animal afin que celui-ci décide par lui-même de se confronter à une situation stressante.

Si je ne peux punir mon chien, quelle solution efficace puis-je envisager?

Tout dépendamment des cas, et peut-être même sous la supervision d’un éducateur canin, vous pourrez envisager l’une de ces méthodes :

  • L’apprentissage d’un comportement alternatif ou incompatible
  • L’apprentissage d’un comportement de redirection ( le rappel )
  • Changer les perceptions qu’a votre chien d’un individu, d’un objet ou d’une situation (pratique pour les cas d’agressivité, d’anxiété et de peurs/phobies)
  • L’utilisation d’une punition négative (le retrait d’un privilège) en ayant préalablement entraîné un comportement alternatif
  • Utiliser des méthodes de gestion environnementales efficaces

Pour avoir un chien plus obéissant et équilibré, évitez :

  • L’intimidation (cris, postures menaçantes)
  • Les contraintes (forcer le chien à adopter une posture)
  • Les châtiments corporels (saccades sur la laisse, collier étrangleur, jet de citronnelle)

À propos de cet article sur le stress chez le chien

Dans cet article, nous avons abordé la question d’un point de vue biologique et non behavioriste : ce que les substances chimiques libérées par notre organisme créent comme réactions et les changements apportés au niveau neurologique chez les individus menacés.

Notons que la plupart des informations ont été tirées de références universitaires concernant l’apprentissage chez l’humain destinées à de futurs enseignants et psychologues.

Toutefois, lorsque nous prenons en compte que 18 473 gènes du chien sont communs aux gènes humains (on estime le nombre de nos gènes à 25 000) [viii] et que nos cerveaux sont très semblables (nous nous servons nous-mêmes d’études réalisées sur des chiens pour expliquer nos comportements), nous pouvons avec quelques réserves, tenter de mieux comprendre nos compagnons à quatre pattes avec ces précieuses informations.

Bien que toutes ces présomptions n’aient rien de purement scientifique, elles semblent apporter des réponses logiques aux éducateurs canins ainsi qu’aux propriétaires de chiens désirant approfondir leurs connaissances!

 

Article rédigé par Simonne Raffa, fondatrice de De Main De Maître

 

 

[i] http://www.stresshumain.ca/le-stress/quest-ce-que-le-stress/historique-du-stress.html

[ii] Eric Jensen, Le cerveau et l’apprentissage

[iii] http://www.sciencemag.org/content/320/5884/1739.abstract

[iv] Pert, 1997, p.139.

[v] Eric Jensen, Le cerveau et l’apprentissage

[vi] Eric Jensen, Le cerveau et l’apprentissage

[vii] Richard L. Huganir

[viii] http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2003/man290903.html

Poursuivez votre lecture : 

  • L’importance de la socialisation chez le chiot
  • Le petit lévrier italien
  • Le comportement du PitBull
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Les usines à chiots au Québec

chien abandon quebec usine chienPeut-être avez-vous déjà entendu le terme « usines à chiot », mais sans trop en connaître la signification?

Le terme « usine à chiots » désigne la reproduction massive de chiens dans des conditions insalubres par des éleveurs sans scrupules, qui ne se préoccupent aucunement de la santé ni du bien-être de leurs animaux. Leur seul but est de faire du profit. Ces «élevages» peuvent contenir des centaines de chiens, dont des dizaines de races et de races croisées différentes.

On estime qu’au Québec il y aurait entre 1500 et 1800 usines à chiots et qu’environ 400 000 chiots naissent chaque année dans ces endroits. [1]

Ces usines à chiots reproduisent souvent des chiens de petites races, on peut en mettre davantage dans un petit espace. Ils feront aussi des croisements entre les races, obtenant ainsi des Maltipoo (mélange de Bichon Maltais et Caniche), Morkie (mélange de Bichon Maltais et Yorkshire Terrier), Chiweenie (Mélange de Chihuahua et Teckel), Cockapoo (mélange de Cocker et Caniche) etc. Par contre, il n’est pas rare de voir des chiens de grandes races comme des Bergers Australiens, Border Collie ou encore des Goldendoodles.

D’autres fois, les usines ne reproduiront qu’une ou deux races. C’est le cas par exemple d’une usine à chiot qui a été démantelée en 2021 par la SPA d’Arthabaska. On y trouvait plus de 200 chiens, tous des chiens de race Berger Shetland ou des Colleys.

Les conditions de vie des chiens et chiots

Dans les usines à chiots, les chiens sont entassés dans des cages ou des enclos trop petits et n’en sortent pratiquement jamais. Ils vivent dans leurs excréments et n’ont pas un accès adéquat à l’eau ni à la nourriture. Ces mauvaises pratiques d’élevage entraînent des maladies aux chiens qui ne reçoivent, selon la même logique mercantile à outrance, aucun soin vétérinaire.
Les femelles sont accouplées dès le plus jeune âge et auront des portées deux ou trois fois par année.

Lorsque les chiennes sont trop épuisées et ne sont plus capables de se reproduire, les éleveurs les considèrent comme inutiles et les tuent.

Les chiots issus de ces reproductions ont souvent des tares génétiques dues à l’absence de sélection des reproducteurs et à leur consanguinité. Ils sont retirés beaucoup trop tôt à la mère, parfois à l’âge de 3 semaines (or la loi au Québec ne permet le sevrage qu’à l’âge minimum de 8 semaines [2]). La mauvaise génétique et manque de socialisation en font souvent des chiens avec de graves problèmes de comportements (anxiété, agressivité, malpropreté…). Ces éleveurs peuvent aussi vacciner eux-même leur chiots et créer de faux carnets de santé vétérinaires.

La vente des chiots

Ces éleveurs vendent au premier venu, et ne se soucient pas d’informer le futur propriétaire des caractéristiques de la race du chien.

Les chiots à vendre dans les animaleries

L’un des moyens de vente souvent utilisé est la revente de chiots en animaleries. Les chiots sont alors mis en cage, à la vue constante des visiteurs qui tapotent à la vitre. Encore une fois, cela perturbe la période de socialisation du chiot, une période pourtant déterminante pour le reste de sa vie.

Les revendeurs d’animaux

Il existe aussi ce qu’on appelle des « courtiers ». Ce sont des personnes qui achètent les chiots à l’usine et les revendent à des particuliers. Ils peuvent par exempte, prétendre qu’ils ont acheté le chien, mais qu’ils se sont rendu compte qu’ils étaient allergiques, ou bien qu’ils le vendent pour un ami. Il faut se méfier quand on voit plusieurs annonces avec des chiots de races différentes photographiés dans le même décor et, souvent, dont le nom de race est mal orthographié. Aussi, ces personnes utiliseront les réseaux sociaux et les petites annonces pour « écouler leur marchandise ».

5 indices pour reconnaître une usine à chiots

Il existent de nombreux signes qui peuvent vous mettre la puce à l’oreille concernant l’endroit d’où proviennent les chiots.

#1 Impossible de visiter l’élevage

Comme les animaux vivent dans des conditions horribles, on vous empêchera souvent de visiter les lieux. Vous pourrez parfois entrer dans un petit bureau ou bien le vendeur de chiots vous donnera rendez-vous ailleurs que chez lui. Vous n’aurez donc pas la possibilité de rencontrer les parents du chiot.

#2 Reproduction de plusieurs races et croisements

Tel que mentionné plus tôt, un élevage qui reproduit de nombreuses races ainsi que leurs croisements est très louche. Les bons éleveurs se limiteront quant au nombre de races qu’ils élèvent et ne feront pas de croisements populaires afin de faire un peu plus d’argent. Attention, il existe toutefois des usines à chiots qui ne produisent qu’une ou deux races, ce ne sont pas de meilleurs endroits pour autant. Il faut vraiment vérifier tous les points avant de déterminer s’il s’agit d’un bon élevage.

#3 Les chiots sont disponibles immédiatement

Les usines à chiots produisent énormément de chiots. Cela veut donc dire qu’ils en ont à vendre presque en tout temps. Un éleveur éthique, au contraire, aura une liste d’attente puisque ces reproducteurs sont méticuleusement choisis et que les femelles ne sont pas des machines à bébés.

#4 Chiots trop jeunes et/ou malades

Comme le but premier d’une usine à chiot est le profit, les chiots seront souvent séparés de leur mère trop tôt afin de les vendre le plus rapidement possible. De plus, il arrive que les chiots soient malades et démontrent un ou plusieurs signes suivants : yeux qui coulent, léthargie, nez congestionné, toux, vomissements, diarrhée, etc. D’ailleurs, les chiens reproducteurs n’auront pas été testés pour les maladies courantes dans leur race.

#5 Aucun enregistrement ou papier

Les chiots provenant d’usines à chiots ne seront bien souvent pas enregistrés dans un club canin reconnu et n’auront parfois pas de carnet de santé. Quand ils en auront, il aura bien souvent été fait illégalement par l’éleveur.

Les lois au Québec sur la protection des animaux

L’analyse de l’« Animal Legal Defense Fund » qui compare les provinces canadiennes selon leur législation en matière de protection animale classe le Québec comme étant l’avant-dernière province étant la moins sévère en 2014 [3].

Au Québec, aucune loi n’interdit l’élevage massif de chiens, contrairement à d’autres provinces du Canada, d’où proviennent la majorité de ces mauvais éleveurs qui y voient là un marché très lucratif.

Certes, pour posséder plus de 15 chats ou chiens, le propriétaire doit obtenir un permis, selon la Loi sur la protection sanitaire des animaux (Loi P -42). Cependant, la délivrance du permis se fait sans inspections des lieux. D’ailleurs, Anima-Québec ne compte que cinq inspecteurs pour toute la province, ce qui est très peu comparativement aux 200 œuvrant en Ontario.

Le Québec : champion des usines à chiots et des abandons

De plus, il est difficile pour les SPA d’intervenir parce que pour obtenir un mandat de perquisition, elles doivent fournir des preuves formelles et visuelles qu’il y a présence de négligence et cruauté animale. Bien souvent, ces éleveurs ne reçoivent qu’un avertissement et/ou une amende de quelques milliers de dollars. Le Québec est donc à la traîne derrière l’Ontario où les amendes peuvent atteindre 60 000 $; de plus, les peines d’emprisonnement vont jusqu’à deux ans.

Ayant le plus haut taux d’abandons d’animaux en Amérique du Nord (soit 500 000 par année) tout en étant la province comptant le plus grand nombre d’usines à chiots, on peut se demander pourquoi le MAPAQ ne se décide pas d’agir.

Les éleveurs de fond de cour

Une autre problématique peut aussi être soulevée : celle de ces gens qui décident de devenir éleveur sans avoir les connaissances adéquates afin de faire de généreux profits. Le nombre de chiennes gestantes est souvent réduit. Toutefois, le manque de connaissances de ces personnes quant aux besoins des chiennes enceintes et des chiots peut affecter leur santé et leur développement comportemental. Dans le jargon populaire, ces personnes sont appelées des « éleveurs de fond de ruelle ».

Si vous souhaitez adopter prochainement, recherchez un bon éleveur canin ou bien allez visiter les refuges de votre région. Vous encouragerez ainsi les vrais amoureux des animaux : ceux qui en prennent réellement soin.

[1] http://www.spacanada.org/fr/campagnes/puppy-mills.html

[2] http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=3&file=/P_42/P42R10_1. HTM

[3] http://aldf.org/press-room/press-releases/2014-canadian-animal-protection-laws-rankings/

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Article rédigé par Clara Gosselin-Saucier, intervenante en comportement animal.

 


 

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[Langage canin] Votre chien vous murmure ses besoins; l’entendez-vous ?

Votre chien communique, mais vous n’êtes pas toujours certains de comprendre ses intentions ? Vous avez toujours entendu dire qu’un chien qui secoue la queue est content, mais vous avez déjà vu un chien grogner et semblé fâché tout en secouant la queue ? Mélangeant, n’est-ce pas ?

Comme nous, le chien communique en adoptant certaines postures, en produisant des mimiques faciales et des vocalises. Lorsque nous voulons comprendre notre chien, il est important de connaître plusieurs signes  pour pouvoir en faire une meilleure interprétation selon le contexte.

Comment les chiots apprennent-ils le langage canin ?

Le chien nait avec un bagage génétique lui permettant de développer ses habiletés à communiquer. Pour que cela se fasse adéquatement, les chiots doivent avoir énormément d’interactions de qualité avec leur fratrie et avec différents chiens tout au long de la période de socialisation (+/- de 3 à 20 semaines).

Le langage « sonore » ou verbal des chiens

Les chiens peuvent émettre différents sons pour communiquer. Ce langage verbal est très diversifié et peut donner beaucoup d’indications sur l’émotion que vit le chien et ce qu’il essaye de communiquer.

1. Grognements chez le chien, qu’est-ce que ça veut dire ?

chien grognement communicationLe grognement sert généralement à communiquer un malaise, un inconfort et à demander de la distance. En gros, on pourrait le traduire par « n’approche pas, arrête de faire ce que tu fais,  je ne me sens vraiment pas bien dans la situation ».

Un chien qui grogne pour communiquer un malaise produira également d’autres signes qu’on associe au stress : se lécher les babines, montrer les dents, avoir le poil hérissé, il aura le blanc des yeux plus apparent que d’habitude, il aura le corps raide, les sourcils froncés, etc.

La posture du corps peut varier selon si le chien réagit de façon défensive à une menace réelle ou perçue, ou de façon proactive à une menace anticipée par le chien.

Il peut donc avoir une posture très basse quand il se défend et se sent coincé : accroupie au sol, dos rond, queue basse, oreilles couchées.

À l’inverse, il peut avoir une posture très haute quand il anticipe une menace et réagit avant de se sentir coincé : debout sur les quatre pattes, dos très droit, tête avancée, poils hérissés.

Ce qui est important de comprendre, c’est que dans les deux cas de figure, le chien ne sent pas bien dans la situation et communique la même chose. Malheureusement, souvent notre façon de réagir et d’interpréter l’intention est différente selon la posture du chien.

Il arrive trop souvent qu’on interprète un chien qui grogne de façon proactive comme étant un chien « dominant » ou « méchant ». Nous avons l’impression qu’il réagit « pour rien » ou qu’il veut nous provoquer. Le chien qui est proactif anticipe une menace, dans sa tête à lui il ne réagit pas « pour rien », bien que ce comportement ne soit pas adapté.

Il arrive aussi que les chiens grognent en jouant; souvent lorsqu’ils jouent à tug of war avec un autre chien ou un humain ou lorsqu’ils font semblant de se batailler avec un autre chien. Beaucoup de propriétaires s’en inquiètent et se demandent si c’est un signe d’agression de leur chien ou s’il est stressé.

Il arrive parfois que le grognement soit simplement l’expression du jeu chez le chien. C’est là que prend toute l’importance de connaître plusieurs signes de communication pour interpréter le langage de notre chien selon l’ensemble de ses signaux corporel et non en ne se fiant qu’à un seul signe. Quand le chien grogne en jouant, il aura généralement le corps détendu et il ne produira pas de signes de stress : aucune inquiétude à avoir dans ce cas!

2. Mon chien jappe ! Les 1001 raisons qui peuvent en être la cause

Les jappements, très désagréables pour nos oreilles humaines, peuvent avoir mille et une significations. Souvent associés à une « mauvaise éducation », ils sont pourtant tout aussi utiles et normaux dans la communication chez le chien que le langage verbal chez l’humain. Bien que les chiens n’utilisent pas de mot pour formuler des phrases, les jappements servent à communiquer une demande ou à exprimer une émotion.

Généralement, ils servent à communiquer deux types de demandes : l’obtention de quelque chose ou bien l’arrêt de quelque chose.

Par exemple, un chien qui cherche à jouer ou à obtenir notre attention peut le faire en jappant : votre chien aura alors un corps détendu, affichera un genre de « sourire » et il pourrait alterner d’autres types de demandes d’attention (sauter sur vous, mordiller, apporter un jouet, faire un appel au jeu, etc.). Habituellement, les jappements seront plus aigus, espacés entre eux avec un rythme répétitif.

Le meilleur exemple d’un chien qui jappe pour demander l’arrêt d’une situation est l’exemple d’un chien qui aboie lorsqu’il voit quelqu’un passé devant sa fenêtre, celui-ci le fait très souvent pour éloigner la personne. Dans sa tête de chien, cela est très efficace, car bien sûr, la personne continue son chemin et s’éloigne de la maison! Son langage corporel sera alors en posture haute : en effet, votre chien anticipe la menace des passants autour de sa maison et réagit en conséquence.  Habituellement, les jappements seront plus graves, très rapprochés et parfois accompagnés de grognements. Il s’agit aussi du même processus qui est en oeuvre si l’on a un chien qui est réactif en laisse par peur.

Les jappements peuvent aussi être l’expression d’une émotion, souvent de la joie. Par exemple, il y a des chiens qui jappent à la vue des passants dans la fenêtre simplement, car ils sont trèèèèès contents de voir des gens et aimeraient tant aller leur dire bonjour! Les aboiements sont alors plus aigus et le langage corporel sera différent d’un chien stressé : le corps sera plus détendu et ressemblera davantage à un chien qui demande de jouer.

Pour en savoir plus sur les jappements de votre chien ou de votre chiot :

  • Séminaire : WOAF ! Au secours mon chien jappe!
  • Votre chien (ou chiot) jappe la nuit ? 4 solutions efficaces et faciles!
  • Anthropocentrisme et jappements chez le chien
  • Les solutions pour un chien réactif en laisse

3. Gémissements

Le chien peut aussi gémir, pleurer ou hurler comme un loup. Ce type de vocalises est fréquent chez un chien qui a peur ou est en douleur : votre chien aura alors une posture plutôt basse et son langage corporel montrera d’autres signes de stress. On voit souvent les chiens qui sont stressés en voiture pleurer : ils sont souvent très agités, halètent, tremblent et salivent beaucoup.

Mais beaucoup de chiens apprennent rapidement que c’est une très bonne façon d’obtenir l’attention des humains! Son langage corporel ressemblera plutôt au chien qui jappe pour obtenir quelque chose, mais il sera davantage en position assise ou couchée (c’est souvent une demande d’attention plus « calme » que les jappements). Certains chiens gémissent aussi lorsqu’ils sont très excités, par exemple un chien très excité d’aller marcher en laisse pourra pleurer lorsqu’il attend qu’on finisse de mettre notre manteau avant d’ouvrir la porte. Il aura un langage corporel très enjoué!

Il est à noter qu’un chien ayant un problème d’audition pourrait ne pas utiliser beaucoup de vocalises ou alors mal les utiliser, c’est à prendre en considération si c’est le cas de votre chien.

Le langage corporel et non verbal des chiens

À ce stade-ci, vous commencez à comprendre qu’un seul signe n’est jamais très significatif : il faut plutôt regarder l’ensemble du langage corporel et le contexte dans lequel votre chien les produit. Voici une liste non exhaustive de signes très fréquents et faciles à reconnaître!

1. Détournement de la tête

Un chien qui détourne la tête ou le regard peut chercher à éviter le conflit. Deux-trois détournements de tête sont souhaitables lors de rencontre avec de nouveaux amis chiens, ils servent à dire « moi je suis gentil, je ne veux pas me battre avec toi, je veux jouer! », c’est de la simple politesse canine pour éviter d’être confrontant en soutenant le regard. Par contre, un chien qui garde la tête détournée très longtemps n’est généralement pas très bon signe; le chien demande l’arrêt de l’interaction qui le rend mal à l’aise.

chien inconfort langage canin2. Bâillement

Évidemment, un chien peut bâiller lorsqu’il s’endort ou se réveille. Mais ici, nous parlons d’un chien qui bâille de façon exagérée dans un contexte d’interaction ou d’émotions fortes.

Par exemple, un chien peut bâiller lorsqu’on le caresse pour demander d’arrêter : souvent, il va également détourner la tête et se lécher le museau.

3. Se lécher le museau

Un chien peut se lécher le museau à la vue de nourriture, mais il peut également le faire lorsqu’il est très stressé et parfois il le fait en même temps de japper ou de grogner. Il s’agit alors d’un signe de stress. Ces signaux de stress subtils vous étonnent ? Notre article sur les causes de stress méconnues chez nos chiens pourrait vous intéresser !

4. Lever une patte avant

Les chiens peuvent lever une patte avant pour éviter le conflit : c’est une façon de se faire le plus petit possible ou même de se préparer à changer de direction lorsqu’ils sentent qu’une situation est conflictuelle.

5. Approcher en demi-cercle

L’approche en demi-cercle est un peu comme le détournement de tête : c’est une forme de politesse canine et sert à éviter la confrontation. C’est donc souhaitable, dans une certaine mesure, lorsqu’un chien rencontre un nouvel ami. Cependant, si le chien le fait de façon exagérée, en posture basse, cela démontre que pour lui la situation est stressante et il cherche à tout prix à éviter le conflit qu’il perçoit ou anticipe.

6. Renifler le sol

Renifler le sol est une façon de faire semblant d’être occupé à autre chose pour se faire oublier et passer inaperçu. Un peu comme lorsque vous voyez quelqu’un que vous connaissez à l’épicerie, mais que vous ne désirez pas lui parler : vous allez faire semblant d’être très occupé sur votre téléphone pour éviter qu’on vienne vous voir. Évidemment, chacun de ces signes doit être pris en considération du contexte. Les chiens adorent renifler et ont un odorat très développé !

7. S’asseoir ou se coucher

C’est une façon de se faire tout petit, en adoptant une posture plus vulnérable, pour signifier « moi je ne veux vraiment pas me battre avec toi! ». Évidemment, un chien peut être assis pour être assis. Mais un chien qui s’assoit ET lève la patte avant ET détourne la tête… ça commence à être plus significatif!

8. Appel au jeu

La posture d’appel au jeu : le bas du corps accroupi au sol et les fesses relevées. Cela peut être une vraie demande de jeu : le chien aura alors un corps détendu et alternera avec d’autres types de demandes de jeux par exemple en faisant un tour sur lui-même.

Par contre, le chien peut faire un appel au jeu pour éviter une situation conflictuelle : par exemple, un chien peut répondre par un appel au jeu lorsqu’il se fait chicaner ou en réponse à un grognement d’un autre chien. C’est une façon maladroite de dire « hum, tu sembles fâché, aimerais-tu qu’on joue un peu pour détendre l’atmosphère? ».

9. Uriner

Un chien propre peut uriner lorsqu’il vit une très grosse émotion : cela est involontaire de sa part et il ne sert à rien de le punir. Trouvez plutôt une façon pour que la situation excite ou stresse moins votre chien.

10. Cligner des yeux

Souvent vu en même temps que le baillement, le chien peut cligner plusieurs fois des yeux s’il est inconfortable. Il devient alors difficile de déterminer si le chien s’endort ou est mal à l’aise… si le chien le fait plusieurs fois, de façon exagérée, en détournant la tête et en se léchant le museau, il est fort possible qu’il soit très mal à l’aise et non endormi.

11. Se coucher sur le dos

Se coucher sur le dos peut avoir plusieurs significations, de là l’importance encore une fois de connaître plusieurs signes du langage canin. Par exemple, un chien peut se coucher sur le dos, car il a très peur et demande l’arrêt de l’interaction : il aura alors la queue entre les jambes, les oreilles couchées, des yeux de baleine, un dos rond, etc.

Il peut aussi le faire simplement pour jouer ou demander de se faire flatter la bedaine : il aura le corps détendu, la queue en position normale, etc.

12. Mouvement des oreilles

Dépendamment de la position naturelle des oreilles du chien, celui-ci peut les baisser quand il a peur, les placer vers l’arrière ou l’avant quand il se concentre.

13. Remuer la queue

Un mythe très rependu est qu’un chien qui remue la queue est nécessairement joyeux! En fait, le chien secoue sa queue généralement quand il est en interaction et pour exprimer diverses émotions. Il faut surtout faire attention à la raideur et le type de mouvement. Un chien joyeux aura le corps qui bouge de droite à gauche et la queue fera de grands mouvements souples. Un chien qui est fâché aura le corps très raide et immobile et peut avoir le poil hérissé. Les mouvements de la queue seront beaucoup plus raides! Il s’agit d’un l’un des signes les plus méconnu avant une morsure de chien !

Certaines races de chiens, comme les lévriers, ont naturellement un port de queue bas. D’autres chiens comme les Shiba Inu, les Chow-Chow, les Akita ou les Shar Pei auront un port de queue naturellement haute ! Il peut donc être difficile de se fier simplement à la queue, surtout quand ce n’est pas notre chien : regardez l’ensemble du langage corporel du chien pour vous faire une meilleure idée!

Autres signes à observer et interpréter chez nos chiens selon le contexte :

14. Yeux de baleine
15. Montrer les dents – retrousser les babines
16. Montrer les fesses
17. Se secouer
18. Se gratter
19. Monter ou chevaucher un autre chien ou un humain
20. Figer – s’immobiliser
21. Avoir les pupilles dilatées
22. Faire des mouvements lents

À quoi sert la communication chez le chien ?

Le chien n’ayant pas de mots pour s’exprimer, son langage corporel est essentiel. Il est important de savoir que certaines caractéristiques physiques peuvent nuire à la communication. Par exemple : une queue et des oreilles taillées, les museaux plats (races brachycéphales comme les carlins, les bostons terriers, etc.) ou encore un visage noir ou du poil devant les yeux , rendant ceux-ci difficiles à voir.

signaux d'apaisement chien
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Les conséquences d’un manque de communication chez le chien

Il est plus difficile de prévenir une morsure quand un chien communique peu son inconfort. Certains chiens sont aussi très peu à l’écoute du langage des autres chiens et n’écoutent pas leurs avertissements, provoquant ainsi des conflits au parc canin.

Comment se fait-il que certains chiens produisent moins de signaux ?

D’abord, la génétique du chien peut être en cause. Lorsqu’un chien qui communique peu ou mal se reproduit, il se peut que sa progéniture hérite de cette caractéristique. Une mauvaise socialisation du chiot ou un retrait précoce de la fratrie peut aussi provoquer des déficits au niveau de la communication. Un facteur qui très important, sur lequel les propriétaires de chiens ont beaucoup de pouvoir est la reconnaissance et l’écoute de ces signaux.

En effet, lorsque les propriétaires de chiens ne reconnaissent pas les signes plus subtils tels que bâiller ou détourner la tête, le chien en arrive à se dire que ça ne sert à rien de les faire puisqu’ils ne sont pas compris. Il se met donc à être plus explicite et peut japper/grogner pour se faire comprendre : l’humain met alors fin à la situation qui stresse le chien. Celui-ci se dit donc « ah, et bien la prochaine fois je vais grogner tout de suite! Ce sera plus rapide! ».

Malheureusement, il arrive trop souvent qu’on interprète les jappements ou les grognements comme de la provocation plutôt qu’un avertissement ou l’expression d’une détresse. Lorsqu’on punit un chien qui grogne ou jappe en le chicanant, en lui faisant peur avec un bruit ou en utilisant par exemple un collier électrique anti-aboiements, le chien apprend que communiquer sa détresse n’est pas possible.

Cette situation est très dangereuse, car elle peut amener le chien à entrer dans ses réflexes de défense en mordant directement plutôt que d’avertir en grognant, ou bien il peut arrêter complètement de communiquer et entrer en détresse acquise (il attend simplement que la situation passe). Si un chien est agressif, il n’y a rien de pire que de punir ses réactions agressives !

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Malheureusement, la détresse acquise chez le chien est souvent interprétée comme une « réussite » : puisqu’il ne s’exprime plus, on a l’impression que le problème est réglé. Finalement, le chien apprend aussi qu’il peut difficilement se fier à l’humain lorsqu’il ne se sent pas bien et il peut devenir difficile de l’approcher lorsqu’il est stressé.

Communication chien et humain : quoi faire quand votre chien émet ces comportements ?

Lorsqu’un chien produit certains signes, regardez l’ensemble de son langage corporel et le contexte pour en faire une meilleure interprétation. Si vous pensez qu’il communique un malaise, écoutez-le! Éloignez-vous et cessez l’interaction, ou alors retirez-le de la situation stressante. Vous pouvez adopter un langage moins menaçant, en détournant la tête et en évitant le contact visuel. Si la situation qui stresse votre chien doit se répéter, par exemple se faire couper les griffes, il faudra lui apprendre à aimer la situation graduellement à l’aide d’exercices progressifs.

Il faut éviter de le forcer en espérant qu’il s’habitue ou en croyant à tort qu’on laisse notre chien « gagner ». Dites-vous plutôt que vous lui montrez que vous comprenez et respectez ce qu’il vous communique ! Vous serez surpris de réaliser ce votre chien essaie de vous dire !

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Article rédigé par Clara Gosselin-Saucier

 

 

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Les dommages physiques et psychologiques des outils coercitifs en entraînement canin

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Le collier étrangleur est fait pour étrangler, le collier électrique pour effectuer une décharge électrique, et le collier à pointes pour créer des points de pression douloureux dans une région extrêmement sensible (le cou), ne l’oublions pas. Ce ne sont pas des moyens d’éducation, ce sont des outils qui engendrent une grande douleur (ou la crainte de la douleur) et inhibent certains comportements.

Quelle serait votre relation avec une personne qui vous étranglerait, ne serait-ce qu’une fois par jour? Il est inévitable que l’utilisation de tels outils qui provoquent de la douleur mette un frein à une relation épanouie avec son animal. En aucun cas, dresser votre chien devrait créer de la douleur ou de la peur. Sous le couvert de l’éducation, bien des dresseurs de chiens utilisent encore des méthodes barbares!

Longtemps utilisés dans les écoles de dressage conventionnelles, ces outils le sont de moins en moins, autant pour des raisons d’éthique, de santé animale que d’efficacité en entraînement.

Voir notre article sur les différentes méthodes d’entraînement canin ainsi que notre article sur choisir le bon collier ou harnais pour son chien. 

Dangers physiologiques de ces « outils d’entraînement »

Le cou d’un chien est une région fragile, à l’image du nôtre. Donner des saccades à répétitions avec un collier étrangleur peut causer, autant à court qu’à long terme, des conséquences dévastatrices :

  • Écrasements de la trachée.
  • Pression élevée sur la glande thyroïde.
  • Paralysie transitoire des pattes.
  • Arthrose dégénérative.
  • Paralysie du nerf laryngé (peut affecter la déglutition).
  • Coupe l’irrigation vers le cerveau et les yeux.
  • Endommage les nerfs des yeux, pouvant donc entraîner une cécité.
  • Perte de poils et blessures au niveau du cou, surtout chez les chiens à poils courts lorsque la température est basse.

La plupart des colliers à pointes ont aussi un effet d’étrangleur. Les dommages causés peuvent donc être similaires à ceux causés par l’utilisation du collier étrangleur. Toutefois, le collier à pointe peut aussi :

  • Perforer la peau.
  • Épaissir la peau, rendant l’animal insensible aux punitions données par le propriétaire. Il devra donc donner des saccades encore plus fortes sur le cou du chien pour que celui-ci en ressente l’effet…

Le collier électrique, de son côté, peut provoquer les dommages suivants :

  • Tétanisation des muscles respiratoires (contraction maintenue des muscles pouvant bloquer la respiration et causer la mort par asphyxie).
  • Fibrillation ventriculaire (contractions rapides et désordonnées des fibres musculaires du cœur).
  • Inhibition des centres nerveux par atteinte des terminaisons sensibles à la douleur (nocicepteurs). L’influx passe par la moelle épinière et atteint le cerveau.
  • Brûlures électrothermiques avec plaies de la peau.

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Dangers psychologiques de ces méthodes d’entraînement de chiens

Ces outils d’éducation barbares ont aussi des effets néfastes sur la santé psychologique des animaux ainsi entraînés :

  • Augmentation de l’agressivité
  • Augmentation du stress pouvant mener à des mutilations (plaies de léchage, mordillage)
  • Peurs augmentées par traumatisme
  • L’animal peut associer son entraîneur, ou l’environnement dans lequel il est entraîné avec la punition infligée
  • État de détresse acquise

Solutions alternatives au collier étrangleur

Éducation à la marche en laisse

Il suffit d’apprendre à votre chien que marcher à vos côtés, être attentif tout en suivant votre rythme est la situation qui lui rapporte le plus.

Consultez notre article sur la promenade en laisse avec son chien.

Plusieurs autres articles et vidéos sont disponibles sur internet pour vous aider à apprendre la marche en laisse sans avoir à punir votre animal avec ces « outils d’entraînement ».

La chaîne Youtube « Kikopup » regorge de tutoriels très bien réalisés.

Les outils d’entraînement canin à prioriser

Les harnais de marche avec une attache à l’avant sont TRÈS efficaces, tout en n’infligeant aucune douleur à Fido.

Lorsque vous utilisez un harnais avec une attache au niveau du dos, un collier étrangleur ou même un collier plat, la pression créée par votre chien stimule son réflexe d’opposition.

Le réflexe d’opposition a été découvert par Ivan P. Pavlov en 1927. À l’époque, on l’appelait le « réflexe de liberté ». Selon les études menées, la constitution neurologique des chiens (et de la plupart des animaux) les empêcherait de rester immobiles lorsqu’ils y sont contraints.

Ainsi, lorsqu’une tension est créée sur le cou du chien, celui-ci a comme réflexe de tirer dans le sens opposé… Ce qui a comme conséquence un chien qui tire de plus en plus sur son collier… Au grand regret de ses propriétaires et du chien qui ne connaîtra jamais le confort d’une balade sans s’étrangler.

Ainsi, en utilisant un harnais muni d’une attache à l’avant, l’animal souhaitant avancer plus rapidement que son propriétaire se verra rapidement détourné de sa trajectoire en faisant une légère rotation vers celui qui tient la laisse.

Les différents harnais disponibles sur le marché qui ont une attache à l’avant :

  • Harnais Ruffwear 
  • Harnais True Love

Attention, les «harnais de corps» ne sont pas mieux que les colliers étrangleurs. 

comportementaliste-canin-entraineur-chien-montreal-lavalLes harnais qui enserrent le chien

Ils sont à proscrire car ils ont sensiblement les mêmes effets néfastes physiques et psychologiques qu’un collier étrangleur et le frottement risque d’abîmer l’épiderme de votre compagnon.

Problèmes de comportement du chien

Un des problèmes avec lequel les propriétaires de chiens sont au plus souvent en prise, sont les jappements de leur animal. C’est pour cette même problématique que plusieurs entreprises vendent des colliers électriques et à vaporisation de citronnelle ( anti-aboiements). Ces compagnies ont bien plus à cœur leur porte-monnaie que le bien être de Fido.

Il faut savoir que les jappements de votre chien sont un symptôme, et qu’agir sur celui-ci risque de camoufler la cause. À moyen ou à long terme, ces outils privent les gens d’une communication claire avec leur animal, mais risquent aussi d’empirer l’anxiété, les phobies et le stress vécus par l’animal, le rendant potentiellement plus agressif ou dépressif.

Avis professionnels et études concernant le collier étrangleur, électrique, à pointe pour chiens…

« Les effets pervers de l’électricité sur la physiologie de l’être vivant passent par les neurones et restent mémorisés à vie. D’où le risque agressif qui ressort à des moments que vous ne prévoyez pas forcément. Quand je constate cela, je suis malheureusement obligée de faire euthanasier le pauvre chien, car l’imprévisibilité et l’impulsivité des morsures sont chaque fois importantes. »

Article du Docteur Peter Tobias, en ce qui concerne les effets néfastes des colliers étrangleurs sur la santé du chien

Étude sur l’augmentation de la pression intraoculaire lors de l’utilisation d’outils d’entraînement ajustés au niveau du cou.

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Les différentes méthodes d’entraînement canin

Cours de dressage pour chiens a Montréal à domicile par éducateur canin

Les méthodes de dressage de chiens traditionnelles

Les méthodes d’éducation canine traditionnelles sont basées sur l’ancienne approche employée par l’armée. S’appuyant sur la théorie de la hiérarchie et de la dominance qui propose une approche très punitive, ces méthodes ne tiennent malheureusement pas compte de la sensibilité de chaque animal, des dernières découvertes scientifiques et des besoins de nos chiens qui sont destinés à être des compagnons de vie.

Lorsque les guerres ont cessé, les anciens militaires responsables de l’entraînement de la gent canine ont commencé à offrir des cours au grand public. Collier étrangleur, électriques et à piques sont le vestige de cette formule pédagogique dépassée.

Toutefois, ce n’est pas l’armée ni même les personnes qui utilisaient ces techniques qui sont à blâmer, c’est plutôt la société qui priorisait l’éducation basée sur la répression.

Les méthodes éducatives utilisées pour enseigner et réhabiliter les humains ont changé, et celles destinées aux chiens aussi. Les sciences sociales nous ont permis de comprendre que prévention et éducation sont de bien meilleurs outils que peur, soumission et punition.

L’efficacité de l’éducation en renforcement positif

Il y a deux raisons pour lesquelles un chien produit un comportement : parce qu’il sera récompensé s’il obtempère, ou puni si ce n’est pas le cas.

Apprendre sans erreurs en utilisant des techniques amicales, c’est possible… et beaucoup plus efficace! À maintes reprises, les recherches scientifiques ont démontré – tant sur des animaux que sur des humains – des rendements exceptionnels quant à l’utilisation des méthodes positives et progressives d’apprentissage.

Les points forts de l’éducation positive*

  • Réduit au minimum le nombre d’erreurs pendant l’apprentissage
  • Diminue le temps consacré à l’apprentissage d’une compétence
  • Réduit les erreurs futures, car elles n’ont jamais été pratiquées
  • Créé moins de frustration, de stress et d’agressivité
  • N’éteint pas certains comportements qui pourraient être désirables
  • Ne créé pas une réaction émotionnelle conditionnée liée à la punition de n’importe quelle partie du comportement ou de la tâche
  • Ne créé pas une réaction émotionnelle associé à la punition par rapport à l’entraîneur ou au lieu d’entraînement

Vous connaissez probablement les méthodes de psychologie positive qui déclarent, études à l’appui, que se concentrer sur nos points forts nous pousse davantage vers le succès et la réussite que le contraire. Faisons-en profiter Pitou, qui après tout, ne demande qu’à apprendre et à être guidé!

Pour une relation humain-chien riche où tous s’épanouissent

En nous basant sur une approche moderne et amicale pour éduquer nos animaux, nous leur permettons d’atteindre et d’exploiter tout le potentiel qu’ils ont à nous offrir. Hautement motivé par ces méthodes d’apprentissage respectueuses, l’individu canin en vient à toujours vouloir nous donner davantage : notre présence devient en elle-même une puissante gratification.

Les approches basées sur la punition, la domination et l’intimidation ne font que créer des tensions inutiles qui peuvent mener jusqu’à l’abandon… Ou l’euthanasie!

La hiérarchie et le principe de meute chez les loups et les chiens

Cette théorie que tous ont longtemps considérée d’une exactitude indiscutable est en fait… Très discutable!

Émise à la fin des années soixante par David Mech en ce qui concerne le loup Alpha serait erronée, son auteur lui-même l’aurait réfutée!

De plus les chiens proviendraient de plusieurs espèces de canidés différentes (et plus ou moins sociables!) ayant côtoyé les hommes au cours des derniers millénaires. Les loups ne seraient donc pas les seuls ancêtres des chiens.

Pour poursuivre, il est insensé de penser que le comportement actuel d’un animal puisse être défini avec exactitude par celui d’une espèce voisine : avons-nous des interactions sociales semblables à celles des bonobos ou des chimpanzés?

La hiérarchie existe

Elle est contextuelle et situationnelle : elle est en constante mouvance et dépend de l’environnement, des enjeux et des individus en interaction. Un chien prendra le dessus sur un autre en fonction de ses préférences et de ses motivations. Il faut cependant comprendre que tous les chiens ont des préférences et des limites différentes, ce qui fait en sorte qu’un individu puisse être « dominant » dans un cas et « soumis » dans l’autre.

Alexandra HOROWITZ, Docteure en sciences cognitives, est enseignante et chercheuse au département de psychologie animale du Barnard College de New York.

Voici quelques extraits de son livre « Dans la peau d’un chien » :

« Principes de dressage et études scientifiques sont en désaccord. Les dresseurs sont nombreux à fonder leur rapport aux chiens sur une analogie avec le loup. Les scientifiques connaissent mal le comportement naturel du loup, et le peu qu’ils en savent contredit bien souvent les fondements de cette analogie. »

« L’analogie avec l’organisation de la meute garde un grand attrait pour beaucoup, surtout si l’homme est placé dans le rôle du dominant. »

« La notion de meute nous offre un cadre confortable quand nous hésitons sur la façon de gérer une présence canine. »

« Dans la nature, les meutes ne regroupent pratiquement que des individus apparentés : ce sont des familles, pas des groupes de semblables rivalisant pour la place de dominant. »

L’acte punitif ou « comment se tirer dans le pied »

L’humain, aveuglé par la promesse fallacieuse qu’être le « chef de meute » de son chien lui apportera respect et obéissance, se permet d’utiliser différentes formes d’intimidation physique et psychologique.

Lorsque l’évidence que la théorie de la hiérarchie est incohérente nous saute en plein visage, il devient difficile de justifier les sévices émotionnels et corporels infligés à nos animaux pour mieux être obéis.

Les inconvénients reliés à cette forme d’éducation :

  • Risque d’agression plus élevé puisque le niveau de stress, les besoins et les signaux d’apaisements du chien ne sont pas respectés
  • Séquelles émotionnelles parfois irréversibles (voir un état de détresse acquise)
  • Relation homme-chien tendue puisque basée sur la confrontation

Pourquoi des dresseurs de chiens utilisent des méthodes punitives?

La plupart des entraîneurs travaillant avec des méthodes éducatives traditionnelles sont pour la plupart mal informés :

  • Certains éducateurs travaillent depuis de nombreuses années dans le monde canin, mais n’ont toutefois pas mis à jour les informations, les techniques et les théories sur lesquelles les cours dispensés sont basés.
  • Les écoles de dressage offrant des formations de maître-chien (ou d’éducateur canin) forment de nouvelles générations de « spécialistes » en comportement canin qui transmettent par la suite eux-mêmes ces informations erronées à leurs clients

Des facteurs humains limitant l’utilisation de méthodes d’entraînement actuelles

Il est bien difficile de changer des habitudes, des perceptions et des mentalités…

La dissonance cognitive : «Lorsque les circonstances amènent une personne à agir en désaccord avec ses croyances, cette personne éprouvera un état de tension inconfortable appelé dissonance, qui, par la suite, tendra à être réduit, par exemple par une modification de ses croyances dans le sens de l’acte.» **

Par exemple :

  • Les personnes qui vendent des armes pensent bien souvent que leur produit sert à protéger (et non attaquer, tuer)
  • Celles qui représentent des compagnies tabatières prônent le libre-choix de chacun (alors que la nicotine est une dépendance)
  • Et, dans le cas des éducateurs utilisant des méthodes aversives, la punition sera utilisée pour « se faire respecter » et « pour apprendre au chien à… » (alors que le chien apprend en réalité à craindre et que ses compétences cognitives en deviennent grandement diminuées)

L’utilisation de « biais de confirmation » : Lorsque nous avons une opinion sur un sujet, nous sommes tentés de consulter des publications, des avis ou des films allant dans le sens de nos idées… Ce qui a comme fâcheuse conséquence de nous aveugler par rapport aux idées divergentes des nôtres.

Expliquer l’inexplicable : Le recours à des croyances pour comprendre le monde qui nous entoure est universel. Toutefois, il est important d’être apte à rationaliser lorsque des données scientifiques viennent nous apporter davantage de cohérence et d’informations.

En conclusion

De plus en plus d’éducateurs canins favorisent l’apprentissage par la motivation par souci d’efficacité et d’éthique. Loin d’être une simple mode, cette façon de s’engager pour le bien-être canin est la résultante d’années de recherches scientifiques.

Entraîner son chien dans le respect avec des méthodes agréables est loin d’être une forme de permissivité : prévenir les comportements indésirables et entraîner chacun des comportements que nous désirons demande énormément de rigueur et de constance.

À vos marques, prêts… récompensez!


*Traduit du manifeste d’Emily Larlham —
Dogmantics
**Citation tirée du site psychologie-sociale

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Toutefois, les mots les plus appropriés sont éducation et entraînement. Nous ne souhaitons pas être affiliés aux écoles utilisant des méthodes aversives et violentes : nous n’utilisions pas de collier étrangleur, à pointe ou électrique dans l’éducation des nos clients canins. 
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